I b't MOUVEMENT 1 MCP, N K DU CIEL.
l'astre que l’on observe, après qu'on lui a donné approximativementla direction voulue, par un mouvement rapide imprimé atout l'in-strument. Le cerclo est gradué sur sa tranche. Six micromètres F, Fsont répartis régulièrement sur tout son contour, pour faciliter lalecture des angles dont on fait tourner le cerclo. Ces micromètressont disposés et fonctionnent exactement, comme nous l'avons in-diqué dans le § 36 ; «, a, sont les oculaires , et b, b, les têtes gra-duées des vis qui font mouvoir leurs réticules. Un seul de cesmicromètres doit indiquer le nombre entier de divisions du cercledont l'instrumont a tourné; on peut, pour cette raison, le désignersous le nom de micromètre principal. Quant à la fraction d’unedivision qui doit être ajoutée à ce nombre entier, elle est fourniepar la moyenne des indications que donnent les six micromètres.
§ 86. La déclinaison, d'un astre est la distance angulaire de cetastre an plan de l'équateur céleste (§79'. On l’obtient sans diffi-culté, dès le moment qu’on a trouvé la distance angulaire de l'astreau pôle boréal. Si cette dernière distance est plus petite que 90 de-grés , l'astre est situé dans l'hémisphère boréal, et sa déclinaisonest égale à l'excès de 90 degrés sur sa distance au pôle. Si, au con-traire, la distance do l'astre au pôle boréal est supérieure à 90 de-grés, il se trouve dans l'hémisphère austral, et sa déclinaison estle reste qu’on obtient en diminuant cette distance au pôle de 90 de-grés. Ainsi la recherche de la déclinaison d’un astre est ramenéeà celle de la distance de cet astre au pôle boréal. Ce que nous disonsici du pôle boréal devrait évidemment se dire du pôle austral, sic’était ce dernier pôle qui se trouvât au-dossus de l’horizon, dans lelieu où l’on est installé, pour observer les astres.
Supposons, pour un instant, que l'axe optique de la lunette ducercle mural puisse être dirigé exactement suivant l’axe du monde,l'objectif étant tourné vers le pôle boréal ; le micromètre principalfera connaître le nombre do degrés, minutes et secondes de la gra-duation du cercle qui correspond à cette position de la lunette. Sil'on fait ensuite tourner le cercle avec la lunette, jusqu’à ce queson axe optique passe par un astre, à l'instant même où cet astretraverse le plan méridien, le micromètre principal indiquera unautre nombre do degrés, minutes et secondes correspondant à celtenouvelle position de la lunette. La différence de ces deux nombresreprésentera évidemment la distance de l'astre au pôle boréal.
Pour arriver à ce résultat, nous avons admis qu’on ait dirigéd'abord l’axe optique de la lunette suivant l'axe du monde. Il n'estpas possible de le faire par une observation directe ; le pôle n'estpas un point brillant que l'on puisse viser avec la lunette, comme