CARTES CÉLESTES. 173
§ 92. Cartes célestes. — Les globes célestes sont excellentspour étudier la figure des constellations, ainsi que les divers phé-nomènes qui se passent dans le ciel. Mais ils sont d’un usage peucommode, à cause de la place qu'ils occupent et de la difficultéqu’on éprouve à les déplacer lorsqu’ils ont des dimensions un peugrandes. C’est pour cela qu’on a imaginé les caries célestes destinéesà représenter des portions plus ou moins étendues de la sphère.
Quel que soit le procédé que l’on emploie pour construire lescartes, elles ne peuvent jamais donner, sur la forme des constella-tions, des idées aussi exactes que les globes. Cela tient à ce queaucune portion de la surface d’une sphère n’est susceptible de sedévelopper sur une surface plane, sans qu’il y ait déformation,c’est-à-dire sans que certaines dimensions s’agrandissent ou seraccourcissent. Aussi doit-on toujours se tenir en garde contre leserreurs que l’on pourrait commettre, si l’on regardait une cartecomme la représentation parfaitement exacte d’une portion de lasphère céleste.
On voit, ci-contre, deux cartes célestes, dont fùne (planche I)représente une partie de l’hémisphère boréal, et dont l’autre(planche II) représente le développement d’une zone qui s’étendtout le long de l’équateur céleste et à une distance de 30 degrés depart et d’autre de ce grand cercle.
Pour construire la première de ces deux cartes, on a commencépar tracer la circonférence de cercle Elï, /»(?. 148, qui en formele contour, et qui représente le pa-rallèle du 30 e degré de déclinaisonboréale, et on l’a divisée en 360parties égales destinées à repré-senter lesdegrésd’ascensiondroite.
Le centre P de cette circonférencede cercle a été pris pour figurer le 0pôle boréal ; et les rayons qui enpartent dans toutes les directionsreprésentent les cercles de décli-naison. Chacun de ces rayons estdivisé en 60 parties égales, cor-respondant aux 60 degrés de dé- Fig. us.
elinaison compris entre le pôle et
le parallèle qui sert de limite à la carte. Pour placer sur la carteune quelconque des étoiles situées dans la partie de l’hémisphèreboréal quelle représente, on a porté sur le parallèle EE, à partird’un point O, pris à volonté, un arc OM contenant, autant de degrés
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