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généralement très faible, eu égard aux dimensions de la.terre; elleno dorme lieu qu'à des aspérités réellement insignifiantes, dont onno doit pas tenir compte lorsqu’on s’occupe uniquement do recher-cher la forme générale de la terre.
D'après le résultat fourni par les observations simples dont nousavons parlé précédemment (§§ 53 et 5 4), il était naturel d’admettretout d’abord que la terre était sphérique. C'est ce qu’on fit en effetdès la plus haute antiquité; et cette opinion se conserva jusqu'àl'époque de Iluygens et Newton (xvn e siècle). Ce n'est que d’aprèsles indications de ces deux hommes de génie qu’on a examiné laquestion de plus près, et qu’on a reconnu que la terre n’est pasexactement sphérique. Avant d'expliquer les moyens qui ont étéemployés pour cela, il est indispensable do faire connaître lescercles que l’on avait imaginés sur la terre, ainsi que ce qu’onentendait par longitudes et latitudes géographiques, dans l'hypo-thèse si longtemps adoptée de la sphéricité de la terre.
§ 94. Cercles de la sphère terrestre. — Par analogie avecce que l’on avait fait pour la sphère céleste (§ 75), on imagina surla surface de la terre une série de cercles destinés à faciliter l'in-dication de la position des divers lieux qui y sont situés.
Une parallèle à l’axe de rotation de la sphère céleste, menée parle centre de la sphère terrestre, perce la surface de cette dernièresphère en deux points que l’on nomme ses pôles. Ces deux points,tournés respectivement vers les deux pôles de la sphère céleste,prennent les mômes dénominations spéciales que ces derniers : lepôle boréal de la terre est celui qui correspond au pôle boréal duciel ; et de mémo le pôle austral de la terre correspond au pôleaustral du ciel.
Un plan mené par le centre de la terre, perpendiculairement àla ligne des pôles, coupe sa surface suivant un grand cercle qu’onnomme 1 équateur terrestre.
Tout plan perpendiculaire à la ligne des pôles, qui coupe la terre,sans passer par son centre, détermine sur sa surface un petit cercleauquel on donne le nom de parallèle terrestre.
Tout plan mené par la ligne des pôles , coupe la surface de laterre suivant un grand cercle ; les divers cercles obtenus de cettemanière, analogues aux cercles de déclinaison de la sphère céleste,sont ce qu'on nomme les méridiens. Il est aiséde comprendre pour-quoi ce nom de méridien, attribué déjà précédemment au plan menépar la verticale d'un lieu et par l'axe du monde, se trouve égale-ment donné à chacun des grands cercles (fe la terre qui passent parles deux pôles. D'après les lois de l'équilibre des liquides, la verti-