FIGURE DE l.A TERRE.
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graphiques, peut être choisie arbitrairement sur l'équateur ter-restre, de même que l'origine des ascensions droites pouvait l'êtresur l'équateur céleste. Ainsi que nous l’avons déjà dit, tous lesastronomes s’accordent à prendre un même point du ciel pour ori-gine des ascensions droites; mais il n’en est pas de même pour leslongitudes géographiques. Le ciel est un terrain neutre où le choixde tel ou tel point comme origine des ascensions droites importaitfort peu à l'amour-propre des nations; sur la terre, au contraire,chaque peuple veut faire partir les longitudes du point où l'équa-teur terrestre est coupé par le méridien d’un des lieux principauxde son pays. C’est en vain que pendant longtemps on a cherché àfaire adopter par tous les peuples le méridien de l’île de Fer (laplus occidentale des îles Canaries) comme point de départ pour leslongitudes : l’amour-propre national l’a emporté. F.n France, leslongitudes se comptent à partir du méridien de l'Observatoire deParis; en Angleterre, on les compte tantôt du méridien de l'Ob-servatoire de Greenwich, tantôt de celui de l’église Saint-Paul deLondres.
Le mot géographique , que l’on ajoute souvëht aux mots longitudeet latitude, a pour objet de distinguer les longitudes et latitudes,telles que nous venons de les définir, des longitudes et latitudescélestes dont nous parlerons plus tard. On n'emploie les mots longi-tude et latitude seuls, que lorsqu'il ne peut pas y avoir d’incertitudesur l’espèce de longitude ou do latitude dont on veut parler.
il n’est peut-être pas inutile d'indiquer l'origine des mots longi-tude et latitude. Les Romains, d'où nous viennent ces dénomina-tions, no connaissaient qu’une petite partie des continents quiexistent sur la terre; cette partie était beaucoup plus étendue dansle sens de l'équateur et des parallèles terrestres, que dans le sensdes méridiens : de là le mot de longitude ( longitudo , longueur) pourune distance qui se comptait dans le sens do la plus grande dimen-sion du monde connu, et le mot de latitude (latitudo, largeur) pourune distance qui se comptait danslesens de sa plus petite dimension.
§ 9G. Mesure des latitudes géographiques. — La détermina-tion de la latitude d’un lieu no présente pas de difficultés. Soient A,fig. 152, le lieu que l'on considère, PEQE' son méridien, EF.' l'in-tersection de l'équateur avec ce méridien, et PQ ia ligne des pôlesde la terre. C'est l'arc AE, ou, ce qui revient au même, l'angle AOE,qui représente la latitude cherchée. L’angle POE étant droit, cettelatitude est le complément de l'angle AOP; mais l’angle AOP n’estautre chose que la distance zénithale ZAP' du pôle de la sphèrecéleste, pour un observateur placé au point A, puisque PQ est une