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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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MESURE DES LONGITUDES GÉOGRAPHIQUES. 179parallèle à l’axe du monde tel qu'on l’obtient par des observationsastronomiques faites en un lieu quelconque de la terre : donc lalatitude géographique du point A est le complément de la distancezénithale du pôle en ce point. La hauteur P AH du pôle au-dessusde l’horizon étant aussi le complément do la distance zénithale ZAP',on peut dire encore que la lati-tude géographique d'un lieu estégale à la hauteur du pôle au-dessus de l’horizon de ce lieu.

On voit donc quo la détermina-tion de la latitude d’un lieu se ra-mène à la mesure de la distancezénithale du pôle en ce lieu. Cettemesure s’elfectue en opérantcomme nous l’avons expliqué pré-cédemment (§ 68), pour arrivera Ilaconnaissancede l'axedu monde.

On détermine les distances zéni-thales d’une même étoile, à sonpassage supérieur et à son pas-sage inférieur dans le méridien dulieu ; puis, après avoir corrigé cesdeux angles de l'effet de la réfrac-tion, on en prend la moyenne, ce qui donne précisément la distancezénithale du pôle. Il n’y a plus dès lors qu'à retrancher cette distancezénithale de 90°, pour trouver la latitude du lieu.

§ 97. Mesure des longitudes géographiques. — La longituded’un lieu, d’après la définition qui en a été donnée, est évidemmentl’angle compris entre le méridien de ce lieu et le méridien qui sertd’origine aux longitudes. Pour la déterminer, on se fonde sur l’uni-formité du mouvement de rotation diurne de la sphère céleste,ainsi qu’on l’a déjà fait pour mesurer les ascensions droites (§ 82).Hans ce mouvement apparent de la sphère céleste, les divers cer-cles de déclinaison, qu’on imagine sur sa surface, viennent succes-sivement se placer dans le plan de chacun des méridiens terrestres.Pour trouver l'angle compris entre deux de ces méridiens, il suffitdonc de déterminer le temps que met un môme cercle de déclinai-son à aller de l’un à l'autre, c’est-à-dire d’observer l’intervalle dotemps compris entre les passages d'une même éloile dans ces deuxméridiens. Ce temps étant connu en heures, minutes et secondessidérales, on en conclura sans peine l’angle formé par les plans desdeux méridiens, en se fondant sur ce que la sphère céleste emploie