Buch 
Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
Entstehung
Seite
224
JPEG-Download
 

LOTS DD MOUVEMENT DU SOLEIL.

224

l'ombre pure environnante ; et que, par conséquent, son contourne présente pas plus de netteté que le contour extérieur de l’ombreprojetée parun corps : nous allons voir qu'il n'en est rien. Les rayonsde lumière qui partent d’un des points du soleil, du point m, parexemple, fig. 181, et qui traversent l’ouverture n, forment un côneayant le point m pour sommet ; ce cône est coupé par la surface A,sur laquelle arrivent les rayons lumineux, suivant une courbe fer-mée p, dont tout l'intérieur est éclairé uniformément par la lumièreémanée du point m. Les divers autres points de la surface du soleil,qui peuvent envoyer des rayons dans l'ouverture n, éclairent cha-cun un petit espace te! que p, et c’est l'ensemble de ces petitsespaces, superposés les uns aux autres, qui forme l'espace totaléclairé par le soleil, à travers l'ouverture n, 11 est aisé de voir d’a-bord que le contour de cet espace total dépend uniquement de laforme du soleil, et ne dépend pas de celle de l'ouverture n, pourvuque cette ouverture ait de très petites dimensions : en effet, la peti-tesse de l’ouverture n fait qu’on peut assimiler le cône mnp à unesimple ligne droite, et si l’on promène l’extrémité m do cette lignesur tout le contour du soleil, elle engendrera une surface coniqueayant le point n pour sommet : l’intersection de cette surface coni-que avec la surface A détermine précisément le contour de l'espaceque le soleil éclaire à travers l'ouverture n, et sa forme ne dépendévidemment que de celle de la surface conique, c’est-à-dire de laforme du contour du soleil qui sort de base au cône. Si maintenanton prend, dans l’espace éclairé, un point quelconque r, et qu'onregarde ce point comme le sommet d'un cône ayant pour base l'ou-verture h, ce cône comprendra à son intérieur uno portion s de lasurface du soleil ; c’est évidemment de cette portion s seulement«pie peuvent venir les rayons lumineux qui arrivent en r. On con-clut facilemenl.de là que les divers points tels que r sont tous éga-lement éclairés par le soleil, à l’exception toutefois de ceux quisont situés assez près des bords de l’espace lumineux pour que lescônes rns ne rencontrent que partiellement la surface du soleil. Onvoit donc que l’espace éclairé par le soleil, à travers l’ouverture n,doit présenter une teinte uniforme dans toute son étendue, exceptédans une très petite largeur sur tout son contour, où existe une vé-ritable pénombre ; mais cette pénombre est de plus en plus étroite,à mesure que l’ouverture n a de plus petites dimensions, et elle peutêtre pour ainsi dire complètement annulée, si cette ouverture, pra-tiquée dans une plaque très mince, est comparable au trou d’uneaiguille. Dès lors, la pénombre ayant disparu, le passage de l’espacelumineux à l’ombre qui l'environne se fait d'une manière très nette,