LOIS DU MOUVEMENT I)U SOLEIL.
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horizontal. Lorsque le soleil est à une hauteur de 45 degrés au-dessus de l'horizon, son diamètre vertical n'est plus diminué quede 1". On comprend, dès lors, pourquoi l’on ne doit observer lesoleil que lorsqu’il est aussi presque possible du zénith, pour s’as-surer que son disque est bien circulaire.
Pour que le soleil, tout près de l'horizon, paraisse sous la formequ’indique la figure 187, il faut que la réfraction s’opère régulière-ment dans l'atmosphère, jusqu’à l’horizon même, ce qui n’a pastoujours lieu. Il arrive souvent que, par suite des dispositions par-ticulières que présentent les couches atmosphériques près de lasurface de la terre, il se produit des réfractions irrégulières, deseffets de mirage, qui font prendre au disque du soleil des formesplus ou moins bizarres. Lorsque ces circonstances spéciales n’exis-tent pas, le soleil prend toujours à l'horizon la forme aplatie dontil vient d’ôtre question.
§ 12 4. C’est ici le lieu d’entrer dans quelques détails, relative-ment à une illusion d’optique que tout le monde éprouve. Il n’y apersonne qui n’ait remarqué que le soleil est beaucoup plus groslorsqu'on le voit à l’horizon, que lorsqu'il se trouve à une grandehauteur au-dessus de ce plan. Posidonius, astronome et philosophe,qui vivait à Rhodes du temps de Pompée, attribuait ce phénomèneà l’effet de l’atmosphère terrestre sur les rayons lumineux : c’est lapremière fois qu’il ait été question de la déviation que les rayonspouvaient éprouver de la part de l’atmosphère. Ce qui précède faitvoir que l’explication de Posidonius ne peut être admise, puisquela réfraction atmosphérique ne peut affecter le diamètre horizontaldu soleil que d’une quantité très petite, et quelle diminue son dia-mètre vertical à l’horizon, au lieu de l'augmenter. Et en effet, si l’onmesure le diamètre apparent horizontal du soleil, aux diversesheures d’une môme journée, au moment où il vient de se lever, aumoment où il passe au méridien, et dans des positions intermé-diaires, on trouve toujours très sensiblement le même angle. Cechangement que les dimensions de l’astre semblent éprouver, enmôme temps qu’il s’éloigne ou se rapproche de l’horizon, n'estdonc qu’une pure illusion. Voici comment on peut s’en rendrecompte :
Nous ne voyons les objets qu'avec leurs dimensions apparentes;nous n’avons d'idées sur leurs dimensions réelles, qu’autant quenous joignons à la notion de leurs dimensions apparentes celle desdistances auxquelles ils se trouvent de nous : tel objet que nousapercevons, sans savoir à quelle distance il est placé, nous paraîtrad’autant plus petit que nous le jugerons plus près de nous. Lorsque