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lumineux qui nous viennent du soleil, nous fait voir cet astre plushaut qu'il n’est en réalité. Cet effet de la réfraction atmosphériquedevient surtout très sensible lorsque le soleil est près de l'horizon,puisqu’à l'horizon même elle le relève d’un angle de plus de 33'. 11en résulte que nous voyons le soleil se lever quelque temps avantqu'il ne soit réellement élevé jusqu'au plan de notre horizon, etque de même nous le voyons se coucher quelque temps après qu'ils'est abaissé au-dessous de ce plan. La durée du jour se trouvedonc augmentée par là, et celle de la nuit se trouve diminuée enconséquence. C’est ainsi qu'à Paris le plus long jour de l’année estde I 6'' 7“’, et le jour le plus court de 8 h 11 au lieu de 15" 58" et8"2"’, nombres que nous avions indiqués précédemment en netenant pas compte de l’influence de l'atmosphère. On voit que lesjours à Paris sont augmentés de 9 minutes par cette influence, àl'époque des solstices ; ils le sont seulement de 7 minutes auxéquinoxes. Au pôle boréal, le soleil paraît dans le plan de l'horizon,non pas lorsqu’il arrive à l'équinoxe du printemps, mais lorsquesa déclinaison australe n’est plus que d’environ 33'; il reste alorsvisible jusqu’à l'époque où, ayant passé à l'équinoxe d'automne, ila repris une déclinaison australe supérieure à 33'. On a soinde tenir compte dé cette action de l’atmosphère, dans le calculdes heures du lever et du coucher du soleil que l’on insère dansles almanachs. Les nombres contenus dans les tableaux despages 246 et 247 ont été obtenus en négligeant la réfraction at-mosphérique; ils se rapportent aux apparences que présenterait lemouvement du soleil en divers lieux, si l’atmosphère n’existait pas.
§ 136. Mais l’atmosphère agit d'une autre manière encore, pouraugmenter chaque jour le temps pendant lequel nous recevons lalumière du soleil. Lorsque cet astre s'est assez abaissé au-dessousde notre horizon, pour que les rayons de lumière qui en émanent nopuissent plus nous arriver directement, c’est-à-dire lorsqu’il s’estcouché, il éclaire encore une portion des couches atmosphériquesqui se trouvent au-dessus de nous; les molécules d’air, en nousrenvoyant une partie de la lumière qu’elles reçoivent ainsi du soleil,répandent autour de nous une clarté qui est très grande lorsquele soleil est couché depuis peu d'instants, et qui diminue progres-sivement à mesure que le soleil s’abaisse do plus en plus au-dessousdo l'horizon. Le matin, avant le lever du soleil, le même phéno-mène se produit : les couches atmosphériques situées au-dessus del’horizon sont éclairées de plus en plus par le soleil, quand il ap-proche de son lever, et il en résulte pour nous une clarté qui croîtprogressivement jusqu'à ce que le soleil so lève. Cette clarté,