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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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ORIGINE DES ASCENSIONS DROITES. 257

tion, il doit paraître se mouvoir en sens contraire de ce mouve-ment , c’est-à-dire de l’est vers l'ouest.

C’est ce qui arrive en effet. Les vents alizés, dans le voisinagede l’équateur, soufflent de l’est. Au nord de l’ôqualeur, l'excès dela vitesse de la terre Sur la vitesse de l’air se combine avec le mou-vement en vertu duquel l’air se transporte vers l’équateur ; et il enrésulte un vent soufflant du nord-est. De même, au sud de l'équa-teur, les causes que nous venons de signaler occasionnent un ventdu sud-est. :

Arrivé à l’équateur, l’air s’élève dans les hautes régions de l’at-mosphère, pour retourner ensuite vers les zones tempérées. Mais leséjour plus ou moins long qu’il a fait dans le voisinage de l’équa-teur lui a fait prendre peu à peu un mouvement de rotation plusrapide que celui qu'il possédait d’abord ; lorsqu’il retombe sur lasurface de la terre, dans les zones tempérées, il marche plus viteque les continents avec lesquels il se met en contact : cet excès dovitesse, et le mouvement en vertu duquel l’air s’éloigne de l’équa-teur, se combinent pour donner lieu à un vent qui souffle du sud-ouest dans la zone tempérée boréale, et du nord-ouest dans l’autrezone tempérée.' Ce retour des vents alizés n'est sensible qu'à d’as-sez grandes distances de l’équateur. Dans l'île de Ténériffe, dont lalatitude est de 28 degrés, on ne peut en reconnaître l’existencequ’en s’élevant à une grande hauteur, sur le pic de ce nom ; plusloin de l'équateur, il devient sensible au niveau de la mer. C’estau retour des vents alizés qu’est due cette circonstance, que le vent,à Paris, souffle plus souvent du sud-ouest que de toute autre di-rection. Mais, dans les zones tempérées, les vents réguliers dontnous nous occupons sont beaucoup moins sensibles que près del’équateur ; ils sont en grande partie masqués par les vents irrégu-liers qui existent dans ces contrées.

§ 140. Origine des ascensions droites. — Lorsque nousavons donné la définition de ce qu’on entend par l’ascension droited’un astre (§ 79), nous avons dit que nous ne pouvions pas faireconnaître immédiatement l’origine à partir de laquelle on compte lesascensions droites. Nous sommes en mesure maintenant de comblercette lacune. Les astronomes s'accordent à prendre, pour cette ori-gine, l’un des deux points où l'équateur est coupé par l’écliptique :celui que nous avons désigné sous le nom d'équinoxe du printemps(§ 129). Si ce point équinoxial était visible dans le ciel, comme uneétoile, il suffirait d’observer l’instant de son passage au méridien,pour régler l’horloge sidérale qui accompagne la lunette méridienne,conformément à ce que nous avons dit précédemment (§ 82). Mais