LOIS DU MOUVEMENT DU SOLEIL.
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formé par l’axe de l’écliptique et l'axe de l’équateur, ou, ce qui estla môme chose, à l'angle formé par les plans de ces deux grandscercles, a pour valeur l’obliquité de l’écliptique qui est connue ;2° le côté Ve est le complément de la déclinaison ea, c’est-à-direqu'il est égal à ce qu'il faut ajouter à la déclinaison pour faire 90°;3” enfin l’angle KPe qui a pour mesure l’arc de l’équateur comprisentre ses côtés, c'est-à-dire un quart de circonférence augmenté del'arc Au, estégalà 90° plus l'ascension droite de l’astre e. Les deuxcôtés KP, Pc, et l'angle KPc étant connus dans le triangle KIV,ce triangle est complètement déterminé ; et l'on peut en conclureles valeurs du côté Ke et des deux angles K, e, soit par une con-struction géométrique effectuée sur un globe, soit plutôt par un cal-cul trigonométrique. La connaissance du côté Ke entraînera immé-diatement celle de la latitude de l'astre e ; car cette latitude eb estévidemment le complément de l'arc Ke. D’un autre côté, l'anglePKe a pour mesure l'arc, d'écliptique B6 compris entre ses côtés;et comme l’arc AB est un quart de circonférence, il s'ensuit quela longitude Ab est le complément de l’angle PKe.
On voit par là que la connaissance de l'ascension droite et de ladéclinaison d'un astre entraîne nécessairement la connaissance desa longitude et de sa latitude; et inversement, lorsqu’on connaît lalongitude et la latitude, on peut en déduire l'ascension droite et ladéclinaison, en se servant toujours du même triangle sphérique KPe.
§ 143. Mouvement du soleil dans l’espace. —Dans toutce que nous avons dit précédemment, relativement au mouvementdu soleil, nous ne nous sommes pas préoccupé de la distance plusou moins grande qui peut exister entre cet astre et nous à diversesépoques. Nous avons môme raisonné comme si le soleil était àchaque instant ramené à une même distance de nous, dans la di-rection suivant laquelle nous l'apercevons ; en sorte que les diversespositions par lesquelles il passe successivement se trouvent par làtoutes situées sur la surface de cette sphère idéalo que nous nom-mons la sphère céleste. Aussi ne devons-nous pas attribuer auxrésultats que nous avons obtenus toute la signification qu’ils au-raient, si cette hypothèse que le soleil est toujours également éloi-gné de nous était conforme à la réalité. De ce que nous avons ditque le centre du soleil décrit le grand cercle de l'écliptique sur lasphère céleste, il ne faut pas en conclure que le soleil se meut réelle-ment, dans l’espace, suivant une circonférence de cercle ayant soncentre au lieu où nous sommes placés. On doit conclure de là seu-lement que les lignes droites qui joignent notre lieu d’observationaux positions successives du centre du soleil percent la sphère idéale