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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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LONGITUDES Kl LATITUDES CÉLESTES. ' 261

Les longitudes célestes se comptent, à partir de l’équinoxe À, de0” à 360° et dans le sens ABtlD dans lequel le soleil parcourtl’écliptique. Les latitudes célestes se comptent, commeles déclinai-sons, de 0° à 90°, d’un côté ou de l’autre de l’écliptique ; elles sontboréales ou australes, suivant qu'elles se rapportent à des astressitués du côté de l’écliptique où se trouve le pôle boréal P de lasphère céleste, ou bien à des astres situés de l’autre côté de ce grandcercle. Pour indiquer si la latitude céleste d’un astre est boréale ouaustrale, on fait suivre sa valeur numérique de la lettre B, ou delàlettre A, comme nous l’avons déjà indiqué pour les déclinaisons.

Les longitudes et latitudes célestes sont souvent désignées sousles noms simples de longitudes et latitudes ; mais on ne doit le faireque lorsqu'il est impossible de confondre ces quantités avec leslongitudes et latitudes géographiques, que nous avons définies pré-cédemment (§ 95).

Les grands cercles tels que eb, perpendiculaires à l’écliptique,suivant lesquels se mesurent les latitudes des astres, se nommentcercles de latitude. Tous les cercles de latitude se coupent suivantun diamètre perpendiculaire au plan de l’écliptique ; ce diamètre senomme l'axe de l’écliptique ; ses deux extrémités sont les pôles del’écliptique. On voit sur la planche I (page 4 73) la position qu’oc-cupe, parmi les constellations, celui de ces deux pôles qui se trouvedans l’hémisphère boréal, et que, pour cette raison, on nomme pôleboréal de l'écliptique.

§ 4 42. La mesure de la longitude et de la latitude d’un astre nepeut pas s'effectuer directement avec la môme facilité que celle deson ascension droite et de sa déclinaison. La détermination de cesdernières quantités, à l’aide des instruments méridiens, est fondéesur ce que la sphère céleste est animée, en apparence, d’un mou-vement uniforme de rotàtion autour d’une perpendiculaire au plande l’équateur. Cet axe de rotation étant oblique par rapport à l’éclip-tique, il n’est pas possible d’arriver, par une marche analogue, à ladétermination des longitudes et latitudes. Aussi les astronomes neles mesurent-ils pas directement : ils les déduisent, pour chaqueastre, do son ascension droite et do sa déclinaison.

Si l'on prolonge le cercle de latitude eb, pg. 4 98, jusqu’au pôleK de l’écliptique, et qu’on joigne ce. pôle K au pôle P do l’équateur,par un arc de grand cercle qui, étant prolongé, passe évidemmentpar les solstices B, 1), on forme un triangle sphérique PKc. C’estce triangle qui permet do trouver la longitude et la latitude de l'as-tre e, lorsqu'on connaît son ascension droite et sa déclinaison. Onvoit en effet que : 4 " le côlé KP, qui sert de mesure à l’angle KOP