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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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l.OIS 1)U .MOUVEMENT DU SOLEIL.

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les observations indiquent; au 1 er juillet, au contraire, le soleilétant plus près de nous que ne le croyait Ilipparque, le cheminqu'il parcourt sur son orbite doit être plus petit que celui qu'il de-vait parcourir dans les idées de cet astronome : le soleil a donc né-cessairement, sur son orbite, une vitesse plus grande au 4 ,r janvierqu’au 1 er juillet.

On peut encore raisonner ainsi pour se convaincre de l’inexacti-tude des idées d’Hipparque. Le rapport des distances TS, TS' dusoleil à la terre, au 1 er janvier et au 1 er juillet, est égal au rapportqui existe entre la plus petite valeur du diamètre apparent du so-leil (4 891 ",0) et sa plus grande valeur (1955",6). Si le soleil par-courait le même chemin sur son orbite, en un jour, à ces deux épo-ques, les angles sous lesquels ces chemins égaux seraient vus de laterre, devraient être dans le rapport inverse des distances TS, TS';c’est-à-dire que le rapport de çes angles devrait être celui desnombres 4 955,6 et 4 894,0. Mais, an 4 er janvier, l’angle décrit parle soleil en un jour est de 3670", t : donc l’angle qu’il décrit autourde la terre, en un jour, au 4" juillet, devrait avoir la valeur four-nie par la proportion suivante :

1891,0 *

f955,0 ~ 3670",1 '

Or, on tire de là, pouræ, une valeur de 3548",9, qui est très no-tablement plus grande que l’angle de 3434",5 décrit réellementpar le soleil, en un jour, au 1 er juillet : donc la vitesse du soleil,sur son orbite, est plus petite au I" juillet qu’au 4 "janvier.

§ 147. Ce n’est qu’au commencement du xvu c siècle que les idéesd’Hipparque furent abandonnées, par suite des découvertes de Ke-pler. Cet illustre astronome, en se basant sur un grand nombred’observations de Tycho-Brahé, son maître, reconnut que l’hypo-thèse du mouvement uniforme du soleil sur un excentrique n’étaitpas admissible. Mais ce n’est pas par les moyens simples que nousvenons d’indiquer, qu’il arriva à cet important résultat. L’inven-tion des lunettes datant de la même époque, les astronomes n’é-taient pas encore en possession des moyens que l’on a imaginésdepuis, pour mesurer le diamètre apparent du soleil (§§ 121 et 4 22).C’est par des considérations fondées sur la comparaison du mou-vement du soleil et de celui de la planète Mars, qu’il démontra,d’une manière irrécusable, que le soleil parcourt son orbite avecune vitesse variable.

Képler ne s’en tint pas là. Il découvrit la forme réelle de lacourbe que décrit le soleil dans son mouvement annuel autour dela terre, ainsi que la loi suivant laquelle il décrit cette courbe. H