27() LUIS i)U MOUVEMENT 1)U SOLEIL.
ces calculs, chaque fois qu'on a besoin de connaître la parallaxe dohauteur du soleil, on a construit une table qui donne la valeur decette quantité pour diverses époques, et pour diverses distanceszénithales, et qui est publiée chaque année dans la Connaissance destemps, de mémo que la table des réfractions (§58). Le tableau sui-vant , qui en est un extrait, fait voir comment elle est disposée ,et donne en même temps une idée de la manière dont varie la pa-rallaxe de hauteur du soleil, suivant les circonstances.
DISTANCE
PARALLAXE
DE HAUTEUR DU SOLEIL, AU
ZÉNITHALE
apparente.
4" JANVIER.
1 ,r Avnn.,
OU 4*' OCTOimE.
1" JUILLET.
0”
0",0()
0'\00
o",on
15*
â" 20
2",23
2",19
30*
4",37
4",30
4",23
45*
U", 18
0",08
•V',08
00*
7",57
7",45
7",32
75"
8",45
8" t 30
8",17
90*
8", 75
8", 00
8",40
Supposons , par exemple, que l’on ait trouvé que la distance zé-nithale du soleil, le I "janvier, à une certaine heure do la journée,est do 75 degrés ; on en conclura qu'au même instant, cette dis-tance zénithale, mesurée au centre de la terre, et rapportée à lamôme verticale, serait inférieure à 75” do 8",45, c’est-à-direqu’elle serait seulement de 74° 59' 51",55.
On peut appliquer la correction dont nous venons de parler auxobservations du soleil faites en un même lieu, et pendant toute uneannée, de manière à ramener les résultats des observations à êtretels qu’on les aurait obtenus, si l’on avait observé l’astrodu centremôme de la terre; on reconnaît alors que le centre du soleil restepresque rigoureusement sur le grand cercle de l’écliptique, c’est-à-dire que la plus grande partio des différences très petites que nousavions signalées, entre la route apparente du soleil sur la sphèrecéleste et le grand cercle de l’écliptique, disparaît par suite de cettecorrection do l’effet de la parallaxe. Nous avons donc eu raison dono pas nous arrêter à ces différences, qui ne sont dues qu’à ce quonous ne voyons pas le soleil exactement de la même manière que sinous étions placés au centre de la terre ; et d’admettre immédiate-ment que le centre de l’astre décrit exactement un grand cercle dola sphère céleste, ou en d’autres termes, que son orbite est située