28Ô LOIS DU MOUVEMENT DU SOLEIL,
surface est d'ailleurs couverte de rides plus lumineuses, qu'onnomme lucules. Herscliel, qui s’est beaucoup occupé d’étudier laconstitution du soleil, dit qu’on peut se faire une idée des lucules,en comparant la surface de l’astre à la peau d’une orange.
§ 154. Les circonstances que nous venons de signaler indiquentévidemment que les matières qui constituent la surface du soleilsont douées d’une grande mobilité. On ne peut s’en rendre comptequ'en admettant que le soleil est formé, au moins à sa surface,d’une substance fluide extrêmement lumineuse. Quant aux taches,facules et lucules, nous allons voir par quelles considérations onest parvenu à les expliquer d’une manière tout à fait satisfaisante.
Si une tache était due à certaines particularités existant seule-ment sur la surface extérieure du soleil, il est aisé de voir commentelle se comporterait, lorsque la rotation de l’astre l’amènerait dansle voisinage du bord occidental du disque. La partie de la tache laplus rapprochée de ce bord se présenterait à l’ob-servateur plus obliquement que tout le reste ; etpar conséquent la pénombre qui environne la tachedevrait se rétrécir beaucoup plus du côté de ce bordque du côté opposé. Or, c’est le contraire qui arrive :la largeur de la pénombre diminue plus rapidementdans la partie qui est tournée vers le centre dudisque que dans la partie opposée ; et même la pé-nombre disparaît entièrement du côté du centre,tandis qu elle a encore une certaine largeur du côtédu bord occidental du disque, jig. 216. Cette circon-stance remarquable ne peut s’expliquer, qu’en ad-mettant que la tache n’existe pas uniquement à lasurface môme du soleil, c’est-à-dire en la regardantFi|j. 2to. comme ayant une certaine profondeur au-dessous decette surface. Voici, d’après cela, quelles sont lesidées généralement adoptées par les astronomes.
On regarde le soleil comme étant un corps opaque, de formesphérique, environné de toutes parts d une atmosphère gazeuse ettransparente, dont l'atmosphère de la terre peut donner une idée.On admet que, dans cette atmosphère, flottent deux couches denuages placées l’une au-dessus de l’autre, et s'étendant chacunetout autour du corps du soleil. Celle de ces deux couches qui est al’extérieur, et qui par conséquent enveloppe l’autre de toutes paris,est formée de nuages très lumineux ; on la désigne sous le nom dephotosphère (sphère de lumière). L'autre couche, intermédiaireentre la photosphère et le corps du soleil, est formée de nuages
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