T,F, MOUVEMENT DU SOFFIF N’EST QU'UNE APPARENCE. 293la position TT'T"T"'. Cette seconde ellipse TT'T''T"' est précisé-ment la ligne courbe que la terre T doit décrire autour du soleil S,
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supposé immobile, pour que les apparences soient les mêmes. Eneffet, lorsque nous voyons le soleil aller de S en S', la directionsuivant laquelle nous l’apercevons passe de TS à TS'; or, si le soleilne se déplace pas, et que la terre, au contraire, marche de T en T',en décrivant un arc TT' précisément égal à SS', la direction sui-vant laquelle nous verrons le soleil aura changé exactement de lamôme manière: car la ligne T'S est évidemment parallèle à TS'.De plus, la distance du soleil à la terre devient égale àTS', lorsquele soleil va de S en S'; mais si c’est la terre qui change de position.et qui va de T en T', le soleil restant en S , la distance entre cesdeux corps devient T'S, qui est évidemment, égale à TS'. Ainsi,au lieu de supposer que le soleil parcourt successivement les arcsd’ellipse SS', S'S'\ S"S'", et que la terre reste immobile en T, onpeut admettre que la terre décrit dans les mêmes temps les arcsTT', T'T", T"T'", respectivement égaux aux précédents, et quele soleil ne se déplace pas : la direction suivant laquelle on verrale soleil, et la distance de cet astre à la terre, changeront exacte-ment de la môme manière dans l’un et l’autre cas.
Le mouvement que l’on doit attribuer à la terre, sur l’ellipseTT'T"T'", étant exactement le mémo que celui du soleil sur l’el-lipse SS'S''S'", on en conclut que, s’il est vrai que ce soit la terrequi se meuve autour du soleil, non-seulement elle décrit autour decet astre une ellipse dont il occupe un des foyers, mais encore elledécrit cette ellipse conformément à la loi des aires (§ 147).
§ 159. Le mouvement du soleil, tel que nous l’observons, pou-vant s'expliquer avec la môme facilité, soit qu’on regarde la terrecomme immobile et le soleil comme se mouvant autour d’elle, soit
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