LE MOUVEMENT DU SOLEIL N’EST OU’üNE APPARENCE. 29,')
Ces raisons sont plus que suffisantes pour nous faire admettre lemouvement de la terre comme une vérité incontestable. Aussi c’estce que nous ferons désormais. Il nous arrivera bien encore quel-quefois dé parler du mouvement annuel du soleil, de même que,après avoir reconnu l'existence de la rotation de la terre sur elle-même, nous parlons encore du mouvement diurne de la sphèrecéleste : mais on devra toujours se rappeler qu’il ne s’agit que dumouvement apparent, c’ost-à-dire du mouvement tel que nous levoyons.
, La terre, en décrivant son orbite elliptique autour du soleil(§ 158), s'éloigne et s'approche alternativement de cet astre. En T,juj. 222 , elle en est plus près que dans toute autre position ; cepoint T, qui est le sommet de l’ellipse le plus voisin du foyer S,se nomme le périhélie do la terre. Le sommet opposé de l'ellipsese nomme son aphélie. On voit que ces mots ont des étymologies etdes significations entièrement analogues à celles des mots périgéeet apogée, qui se rapportent au mouvement d’un astre autour dela terre.
§ 160. La terre se mouvant dans l’espace, en même tempsqu’elle tourne sur elle-même, l'axe autour duquel s'effectue sonmouvement de rotation se déplace nécessairement. Mais comme cetaxe, et le plan de l’équateur céleste qui lui est perpendiculaire,conservent constamment la même-position par rapport aux étoiles,pendant tout le cours d’une année, on doit en conclure que leursdirections ne changent pas ; c’est-à-dire que l'axe de rotation dela terre se meut parallèlement àlui-môme, pendant que son centredécrit son orbite elliptique autour du soleil.
Si nous nous plaçons, par la pensée, au centre même de laterre, ce point sera on même temps le centre de la sphère céleste.De ce lieu d'observation, nous verrons le soleil décrire exactementle grand cercle de l’écliptique, sur la sphèrecéleste (§ I 49). L'inter-section du plan de ce grand cercle avec le plan de l'équateurcéleste, est ce que nous nommons la ligna des équinoxes. Le pre-mier de ces deux plans n’est autre chose que le plan do l’ellipsesuivant laquelle le centre de la terre se meut autour du soleil ;quant au plan de l'équateur céleste, il se déplace en restant paral-lèle à lui- môme : la ligne des équinoxes se déplace donc également,mais en conservant constamnient la même direction.
Il est aisé de se rendre compte des positions que la terre prendsuccessivement autour du soleil dans l’espace d’une année, et decomprendre comment se produisent les différences des saisons. Laterre étant dans une position quelconque T, fig. 223 , son axe de