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droite et la déclinaison d’une même étoile, on compare les valeurscorrespondantes de sa longitude et de sa latitude >§ 1 -i l). Le dé-placement de l'équateur sur la sphère céleste ne change pas la po-sition de l'étoile-e, [uj. 226, par rapport à l'écliptique; la latitude ebde l'étoile doit donc rester constamment la même ; et la longitude Abne doit varier qu'en raison du mouvement de l’équinoxe A, quel'équateur entraîne avec lui en sons contraire du mouvement appa-rent du soleil sur l'écliptique. Ainsi le mouvement de l'équateursur la sphère doit être rendu manifeste par l’accroissement conti-nuel qu'éprouvent les longitudes des différentes étoiles, accroisse-ment qui doit être le môme pour toutes. ,
C’est en constatant cette augmentation progressive des longi-tudes des étoiles, qullipparque découvrit la précession des équi-noxes. Le long espace de temps qui s’est écoulé depuis l'époquedes observations faites par ce grand astronome nous permet demettre le phénomène encore plus en évidence qu'il n'avait pu lefaire. Ainsi il avait trouvé, en l'an 128 avant J.-C., que la longi-tude de l'épi de la Vierge était de 174° ; d’un autre côté, d'aprèsdes observations faites par Maskelyne, la longitude de celte étoile,en 1802, était, do 201° 4' 41'' : l'excès du dernier nombre sur lepremier, excès qui surpasse 27°, est entièrement dù au déplace-ment de l'équinoxe du printemps sur l'écliptique, pendant le longespace de temps, de 1 930 années, qui sépare les observationsd llipparque et de Maskelyne.
L'exemple qui vient d'être cité peut servir à déterminer la quan-tité dont l'équinoxe du printemps s'est déplacé en moyenne , cha-que année, pendant le temps auquel il se rapporte. Mais on .peutaussi trouver la grandeur de ce déplacement annuel de l'équinoxe,en comparant les résultats d'observations faites, à quelques an-nées de distance, avec les moyens précis que l'on possède actuel-lement: on trouve ainsi que l'équinoxe parcourt chaque année surl'écliptique un arc de 50",2. Il faudrait, d'après cela, qu'il s'écou-lât environ 26,000 ans, pour que l'équinoxe fit le tour entier del'écliptique, s'il conservait toujours la vitesse avec laquelle il semeut maintenant.
Comme on a souvent, en astronomie, à considérer des mouve-ments qui se font sur 1a sphère céleste, soit suivant l'écliptique,soit suivant des lignes qui ne s’en écartent pas beaucoup, on aadopté des expressions spéciales pour désigner le sens de ces mou-vements. Tout mouvement qui s’effectue dans le sons dans lequelle soleil parcourt l'écliptique prend le nom de mouvement direct;loul mouvement qui a lieu dans le sens contraire est un mouve-
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