ARKIUÎATION. 307
d'automne 0, vers l'an 4000 av. J.-C., époque à laquelle la plu-part des chronologistes fixent (a création du monde : alors les du-rées réunies du printemps et de l’été formaient une somme égaleii celle des durées de l'automne et de l’hiver.
§ 166. Aberration. — l.a terre ne peut pas se mouvoir autourdu soleil, en décrivant l’orbite elliptique dont nous avons parlé,sans qu’il en résulte pour nous un déplacement apparent des étoilesles unes par rapport aux autres. Si l'on considère, par exemple,deux étoiles situées dans une région du ciel dont la terre s’éloigneà une certaine époque de l'année, il est clair que la distance angu-laire de ces deux étoiles doit aller en diminuant ; lorsque ensuitela terre so rapproche do cette région du ciel, la distance des deuxétoiles doit augmenter. Mais cet effet est nécessairement d’autantmoins sensible , que la distance qui sépare la terre des étoiles estplus grande, par rapport aux dimensions do l'orbite terrestre, lïnsorte que , s’il arrivait que la distance à laquelle nous nous trou-vons des étoiles fût comme infiniment grande, relativement à ladistance du soleil à la terre, le mouvement apparent des étoilesdont nous parlons deviendrait tout à fait insensible ; les dimen-sions de l’orbite de la terre, malgré la grandeur que nous leur con-naissons, seraient comme milles à côté de l'énorme distance desétoiles, et les choses se passeraient, de la môme manière que si laterre était immobile.
Depuis que les astronomes, adoptant les idées soutenues parCopernic, regardaient le mouvement de la terre autour du soleilcomme une vérité incontestable, rien dans los observations n’avaitencore indiqué l’existence du mouvoment apparent des étoiles, quien est la conséquence nécessaire, lorsque Bradley ( I ) entreprit unesérie de recherches, dans te but de combler cette lacune de lascience. Les observations qu’il lit, avec un degré de précision qu’onn’avait pas encore atteint jusque-là, n'eurent pas, sous ce rapport,lo succès qu’il en attendait : il ne parvint pas plus que ses devan-ciers à mettre en évidence cet effet du mouvement do la terre, dontla découverte aurait eu le double avantage, de fournir une preuvede plus de la réalité de ce mouvement,, et de faire connaître la dis-tance qui nous sépare de certaines étoiles. Mais il en fut ample-ment dédommagé par la découverte de deux phénomènes d’unegrande importance, savoir : l'aberration, ot la nutation de l’axe dela lerre. Avant de faire connaître on quoi consistent ces deux plié-
(1) Oôlobro astronome anglais, no ou 1G02, nu>rl on 17G2. Il (ni lumnnô on 1731'lirorlcur <l<» robsorvalniro do C.roonwich.