32/l MOUVEMENT DE I.A TERRE AUTOUR DU S01ÆI1..déduire immédiatement celle de la parallaxe annuelle de celteétoile, et par suite en conclure le rapport qui existe entre la dis-tance de l’étoile au soleil et le rayon de l'orbite de la terre.
Pendant longtemps les efforts des astronomes furent infructueuxpour déterminer la parallaxe annuelle des étoiles. Tout ce qu’onpouvait dire, d’après l’ensemble des observations entreprises poury arriver, c’est que la parallaxe annuelle des étoiles observées nedépassait pas I". Ce n’est qu’en 1838 que la science s’enrichitd’une première donnée positive sur ce sujet. Bessel, directeur del’observatoire de Kœnigsberg, annonça à celte.époque qu'il étaitparvenu à déterminer la parallaxe annuelle de l'une des étoiles dela constellation du Cygne, celle qui porte le n° 61 (voyez planche I,page 173). Nous allons voir en quoi consiste la marche qu’il asuivie.
§ 173. Nous avons dit (§ 167) qu’on vertu du déplacement de la |terre dans l'espace, chaque étoile doit sembler décrire annuellementune certaine ellipse sur la sphère céleste; et nous avons observéensuite que cette ellipse doit avoir des’dimensions plus ou moinspetites, suivant que l’étoile est plus ou moins éloignée do la terre.
Il en résulte que, si une étoile se trouve à une distance de nousnotablement moins grande que les étoiles que nous apercevons dansson voisinage, son mouvement elliptique annuel sera plus étendu ique celui de ces autres étoiles; elle devra donc nous paraître al-ternativement se rapprocher et s’éloigner d’elles.
Il est extrêmement probable que les-étoiles sont 1res diversementéloignées du soleil. Les recherches dos astronomes ayant conduit àadmettre que la parallaxe annuelle des étoiles les moins éloignéesétait au plus égale à I", on doit en conclure que, pour la plupartdes étoiles, cette parallaxe annuelle est tellement faible qu'elle esttout à fait, insensible aux observations; c’est-à-dire que le déplace-ment de la terre, dans son mouvement autour du soleil, ne donnelieu à aucun changement appréciabledansla position apparente do cesétoiles, qui par conséquent peuvent être regardées comme entiè-rement soustraites à cet effet du mouvement de la terre. S’il existedans une région du ciel une étoile assez rapprochée de nous pour(pie sa parallaxe annuelle no soit pas insensible, et si, en mômetemps, les autres étoiles de la mémo région, étant situées beaucoup t*plus loin (pie la première, n’éprouvent aucun changement de posi-tion par suite du déplacement de la terre, il est clair que le mouve-ment annuel apparent de la première étoile pourra être déterminéen la comparant aux étoiles qui sont dans son voisinage : ces der-nières étoiles sont autant de points de repère fixes, qui serviront a