326 MOUVEMENT DE LA. TERRE AUTOUR DU SOLEIL.
jusqu’à ce que les images mobiles a', b', fussent placées au delàde a, b, fig. 236, de manière à former trois distances ab, ba 1 , a'b',égalés entre elles; il est clair que, pour cola , la moitié mobile dol'objectif avait dû se déplacer du double de la quantité dont elle seserait déplacée, pour produire seulement la coïncidence des deuximages a', b, et que le déplacement total de cette demi-lentille pou-vait également servir à déterminer la distance ab des deux étoiles.Bessel jugeait à la simple vue de l’égalité des trois distances«6, ba', a'b'-, il trouvait plus exact d’opérer ainsi que d’établir lacoïncidence des deux images a', b.
Les observations nombreuses et extrêmement précises faites parBessel, conformément à ce que nous venons de dire, lui manifes-tèrent d’une manière incontestable l’existence du mouvement an-nuel et périodique de la 61 e du Cygne, dû au déplacement de laterre autour du soleil. A certaines époques de l’année, cette étoilese rapprochait constamment de l’une des deux étoiles auxquelles illa comparait, et en môme temps elle s'éloignait de l’autre ; six moisplus tard, elle se mouvait en sens contraire, par rapport à cesétoiles de comparaison. Après avoir discuté les divers résultats qu’ilavait trouvés par l’observation, il fixa à0",35 la parallaxe annuellede la 61' du Cygne. Des observations faites depuis, à l’observa-toire de Poulkowa ( près de Saint-Pétersbourg), ont pleinementconfirmé le résultat trouvé par Bessel.
§ 176. Depuis la découverte do Bessel, d’autres astronomes ontencore déterminé les parallaxes annuellos de quelques étoiles ; maisil n’y a guère que la parallaxe de Wéga, ou * de la Lyre, dont lavaleur ait été obtenue avec un degré d’exactitude qui approche decelle relative à la 61' du Cygne. Cette parallaxe de Wéga , d'a-près les observations do MM. Struve et Peters (de Poulkowa), estde 0",23.
Pour que la grandeur apparente d'une ligne droite, vue de face,so réduise à 0",35, il faut que cette ligne soit à une distance del’œil égale à 595 435 fois sa longueur. Or, la parallaxe annuelle dela 61 e du Cygne n’est autre chose que la grandeur apparente durayon de l’orbite de la terre , vu de face par un observateur quiserait placé sur l’étoile môme : donc la distance de cette étoile ausoleil est de plus de 595 000 fois la distance moyenne du soleil àla terre. Il est difficile de se faire une idée un peu nette d’une siénorme distance. Si on l’exprimait en lieues, on aurait un nombreconsidérable qui ne représenterait rien à l’esprit, parce qu’il sorti-rait trop des limites des nombres que nous rencontrons habituel-lement. Le meilleur moyen auquel nous puissions avoir recours,