331 MESURE nu TEMPS PAR I,E MOUVEMENT DU SOLEIL,était immobile, en ayant soin cependant de noter l’heure marquéepar un chronomètre lors de chacune des observations partielles, onprend la moyenne des temps ainsi obtenus, et l’on regarde la dis-tance zénithale trouvée comme étant celle de l’astre à l’instant quicorrespond à cette moyenne. Dans la plupart des cas, cette méthodeapproximative est d'une exactitude suffisante pour déterminerl’heure par la mesure de la distance zénithale du soleil, surtout sil’on croit pouvoir se contenter de deux observations partielles del’astre, ce qui suffit en effet presque toujours. Si l’on voulait pousserl’exactitude plus loin, il faudrait avoir recours à des moyens decalcul que nous ne pouvons indiquer ici. Bien entendu que, pourdéterminer la distance zénithale du soleil, à l aide du cercle répé-titeur ou du théodolite, on opère en visant, soit le point.le plus haut,soit le point le plus bas de son disque; et quand on a obtenu ladistance zénithale du point qui a été visé, on en déduit sans peinecelle du centre du soleil, en ajoutant ou retranchant la moitié dudiamètre apparent de i’astre, diamètre dont la valeur est fourniepar la Connaissance des temps pour l’époque do l’observation.
Pour mesurer la hauteur du soleil au-dessus do l’horizon , en seservant du sextant (§ 48), on peut employer deux moyens. Le pre-mier consiste à observer l'astre directement et par réflexion sur unhorizon artificiel, sur la surface d’une masse de mercure immobile,par exemple ; en mesurant l'angle compris entre le bord inférieurdu disque du soleil et l’image de ce bord produite par réflexion surla surface du mercure, on trouve ainsi le double do la hauteur dubord inférieur du soleil au-dessus de l’horizon : la moitié de cetangle, augmentée de la moitié du diamètre apparent de l’astre,donne la hauteur de son centre au-dessus do l'horizon. Le secondmoyen, que l’on ne peut employer que lorsqu'on est sur la mer oudans son voisinage, consiste à mesurer la distance du bord infé-rieur du disque du soleil à la limite apparente de la surface de lamer, en tenant le sextant dans un plan vertical. Si le rayon visuel,
dirigé vers cette limite appa-rente de la surface de la mer,était horizontal, on aurait bienainsi la hauteur du bord dusoleil au-dessus de l’horizon,ot par suite la hauteur de soncentre. Mais il n’en est pasainsi : ce rayon visuel étantune tangente AB, jig. 238, ala surface arrondie de la mer, menée par l’œil A de l’observateur,
Fig. 238.