MOUVEMENT DE EA LUNE AlITOEH DE EA TERRE. 391successivement occuper sur la sphère céleste, avec les valeurs cor-respondantes de son diamètre apparent, on voit que la lune peutêtre regardée comme se mouvant autour do la terre suivant des loisanalogues à celles du mouvement apparent du soleil autour de laterre. La lune décrit une ellipse dont la terre occupe un des foyers,et elle la décrit conformément à la loi des aires (§ 147).
Mais ces lois, qui sont complètement d’accord avec les observa-tions, quand il s’agit du mouvement apparent du soleil, ne doiventêtre regardées ici que commo représentant approximativement levéritable mouvement de la lune dans l’espace. La lune ne les suitpas exactement; elle se trouve, tantôt d’un côté, tantôt de l'autre,par rapport à la position qu’elle occuperait, si ces lois du mouve-ment elliptique étaient rigoureusement vraies, sans cependants'éloigner beaucoup de celte position.
L’excentricité de l'ellipse suivant laquelle la lune se meut à peuprès est égale à 0,0548 , ou environ fa.
L’ellipse ne reste pas immobile dans son plan ; elle tourne autourdo la terro de la mémo manière que l’ellipse que le soleil sembledécrire annuellement (§ 165). Le mouvement du grand axe de l'el-lipse lunaire est direct, comme celui de l’ellipse solaire; il n’y ade différence, entre les mouvements de ces deux ellipses, quedans la vitesse, qui est beaucoup plus grande pour la lune quepour le soleil : le périgée lunaire fait tout le tour du ciel en3232 J ,57, ou un peu moins de 9 ans.
Pour avoir à chaque instant la véritable place de la lune dans leciel, il faut modifier d une certaine quantité celle qu elle aurait sielle restait rigoureusement sur l’ellipse dont nous venons de parler,et si elle la parcourait exactement suivant la loi des aires; maiscette correction à apporter à la position elliptique de la lune, pouravoir sa position vraie, varie d’un instant à un autre, et suivant deslois extrêmement compliquées. La discussion des observationseffectuées en grand nombre et à diverses époques, a fait connaîtreles parties principales dont se compose cette correction ; ces partiesse rapportent aux mouvements que l’on désigne habituellement sousles noms d 'érection, do variation et d'équation annuelle, et dont ladécouverte est due à Hipparque, à Ptolémée et à Tycho Brayé.Mais si l'on n’avait pas eu d’autre ressource que la discussion desobservations, pour arriver à la connaissance des nombreuses inéga-lités qui existent dans le mouvement de la lune, on serait aujour-d’hui beaucoup moins avancé qu’on ne l’est. Heureusement lathéorie de la gravitation universelle est venue faciliter le travail, enfaisant connaître une foule do petites inégalités, dont l'ensemble a