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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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390 LOIS DU MOUVEMENT DE LA LUNE,

déférent; de cette manière, puisque la lune, parlant d'une posi-tion L, où elle a sa plus grande vitesse sur la sphère céleste, nepeut revenir à une position analogue L' qu’après avoir fait le tourde l’épicycle, le centre de cet épicycle parcourt pendant le mômetemps un peu plus que la circonférence du déférent, et vient seplacer en C' dans la direction d’une autre région du ciel.

La comparaison des positions de la lune résultant de l’une ou del’autre des hypothèses précédentes, avec celles que fournissait l'ob-servation , a bientôt fait reconnaître que ces hypothèses ne suffi-saient pas pour rendre compte des diverses circonstances du mou-vement de l’astre. On a donc été obligé de les modifier de nouveau,en admettant, par exemple, pour celle de lepicycle et du défé-rent, que ce n’était pas la lune qui parcourait uniformément lacirconférence de l’épicycle ; mais que cette circonférence était par-courue par le centre D d’un autre épicycle plus petit, sur lequel semouvait la lune L, fig. 271. On comprend qu’en accumulant ainsi

un certain nombre de mouve-ments circulaires et uniformes,et en les combinant ensemble,d’une manière convenable, ondevait parvenir à donner à la luneun mouvement angulaire autourde la terre qui fût précisément lemême que celui que les observa-tions font connaître ; mais enmême temps, on s’éloignait con-sidérablement de la simplicité demouvements que l’on avait eue envue tout d'abord, en regardant lemouvement circulaire uniforme comme le seul qui existât réelle-ment. Lors môme qu’on n’aurait pas eu de motifs puissants pourrejeter ces idées des anciens par d'autres considérations, la grandecomplication résultant de ces épicycles et excentriques superposésaurait dû empêcher de les considérer autrement que comme desmoyens factices de représenter l'ensemble des résultats fournis parl’observation.

Mais dès qu’on put suivre chaque jour les changements éprouvéspar la distance de la lune à la terre, en comparant les valeurs suc-cessives du diamètre apparent de l’astre rapporté au centre de notreglobe, on reconnut que ces changements de distance étaient en dés-accord complet avec ceux qui résultaient des hypothèses admises.

§ 214. En comparant les positions diverses que la lune vient

Fig. 271.