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FOIS I)ü MOUVEMENT DE LA LU NE.
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la même raison , l'éloile commencerait à reparaître du côté opposédu disque lunaire, quelque temps avant que cette interposition dela lune ait complètement cessé : la durée de l’occul-tation serait donc nécessairement diminuée par laréfraction des rayons lumineux dans l'atmosphère dela lune. L’égalité entre les valeurs que l’on trouvepour la durée de l’occultation, par le calcul fondésur les lois du mouvement de la lune, d’une part, etpar l’observation directe du phénomène , d'une autrepart, prouve donc que les rayons lumineux qui nousviennent de l’étoile, en touchant la surface de lalune, n'y éprouvent aucune déviation appréciable.On a pu reconnaître par là que l’atmosphère de lalune , s’il en existe une, est nécessairement moinsdense, à la surface même de l’astre, que l’air quireste dans le récipient de nos meilleures machinespneumatiques, lorsqu'on y fait le vide autant quepossible. Cela revient tout à fait à dire que la lunen’a pas d'atmosphère.
Une conséquence immédiate de cette absence d’at-mosphère autour de la lune, c’est que cet astre nepeut pas être habité par des êtres animés, ou au moins par desêtres analogues à ceux qui existent sur la terre.
Une autre conséquence importante au point de vue de la consti-tution physique de la lune, c’est qu’il ne peut pas y avoir d’eau àsa surface; car, s’il y en avait, cette eau produirait des vapeurs,qui constitueraient immédiatement une atmosphère. C’est donc àfort que Hévélius a donné le nom de mers aux régions de la surfacelunaire qui nous apparaissent sous forme de taches grisâtres.
La surface de la lune doit présenter partout une nature morte,sans végétation aucune. La température y est probablement trèsbasse. En raison de l’absence d’eau et d'atmosphère , la configura-tion extérieure du globe lunaire a dû se conserver telle qu’elle étaitau moment où ce globe s’est solidifié. C’est ce qui explique pour-quoi on y voit un si grand nombre do cirques, tandis qu’ils sontrares sur la terre, où les eaux et les agents atmosphériques, endégradant continuellement les aspérités du sol, ont produit desdépôts sédimentaires qui recouvrent et masquent presque complè-tement la surface primitive du globe.
§ 224. mouvement de lu lune (l.'tns l’eapncc. —Jusqu ici,nous avons étudié le mouvement de la lune, tel que nous l’aper-cevons de la terre, et nous n’avons pas tenu.compte de ce que la