438 , ÉCLIPSES ET OCCULTATIONS,
nant à la lune. Pour résoudre la question, on a cherché à recon-naître si la couronne lumineuse suit la lune, dans le déplacementque celle-ci éprouve continuellement par rapport au soleil, pen-dant toute la durée de l’éclipse, ou bien si elle reste en arrièrepar rapport à la lune, en conservant toujours la môme position parrapport au soleil. Mais jusqu'à présent l'observation n’a pas encorepermis d’arriver à un résultat décisif sur ce sujet.
Pendant l’éclipse totale du 8 juillet 1 842, qui a été visible dansle midi de la France, au moment où les astronomes se disposaientà observer avec soin si la couronne lumineuse paraîtrait tenir ausoleil ou à la lune, leur attention a été attirée par un phénomèneimprévu. Des protubérances d’un rose violacé se sont montréessur le contour de la lune, comme on le voit sur la /îg. 299. Quelleest la cause de ces protubérances, qui ont été aperçues par plu-sieurs astronomes et dans divers lieux? On n'en sait rien. On aémis plusieurs idées, sans pouvoir s’arrêter positivement à aucune.Si elles étaient dues, par exemple, à des montagnes du soleil, cequi est extrêmement peu probable, ces montagnes devraient avoirdes hauteurs prodigieuses, comme on peut en juger d’après la ligureyexacte qui en est donnée ici.
§ 240. Les éclipses partielles de soleil, comme les phases deséclipses totales qui précèdent et qui suivent le temps pendant lequella lune couvre complètement le soleil, sont loin de produire deseffets aussi marqués que les éclipses totales. Quand une éclipsepartielle est un peu forte, la lumière envoyée par le soleil diminued’une manière très sensible, quoique cependant on soit toujours trèsfortenient éclairé, tant qu’il reste encore quelque portion du soleilen dehors du disque de la lune.
Il est impossible de regarder directement le soleil pour suivre lesdiverses phases d'une éclipse partielle; on ne peut le faire qu’enplaçant devant les yeux un verre coloré, ou bien un verre blanc quel’on a préalablement recouvert do noir de fumée, en le passant au-dessus de la flamme d’une chandelle.
Si l’on présente au soleil, pendant une éclipse partielle, une pla-que mince de métal ou une carte, dans laquelle on a pratiqué unpetit trou avec une épingle, puis qu’on place en arrière un écrandestiné à recevoir les rayons solaires qui traversent le trou, on voitsur cet écran une image du disque du soleil avec l'échancrure pro-duite par l’interposition de la lune. Il suffit de se reporter à ce quia été dit dans le § 120, pour comprendre qu’il doit en être ainsi ;la forme du petit espace lumineux que produisent sur 1 écran lesrayons envoyés par le soleil à travers le trou de la carte, dépend