ÉCLIPSES DE SOLEIL. 437
régner autour de soi une certaine obscurité, qui paraît très inlensoparce qu elle arrive presque brusquement, mais qui diffère cepen-dant beaucoup de l’obscurité de la nuit. Le cône d'ombre de la lune,tout en s’étendant à une certaine distance, tout autour du lieu oùl’on est placé, ne peut pas comprendre à son intérieur toute lapartie de l’atmosphère qui est au-dessus de l’horizon ; il laisse au-tour de lui une masse d’air considérable, qui reçoit directement lesrayons du soleil, et qui les renvoie dans les régions de la terre oiil’on observe l’éclipse totale ; il en résulte donc une sorte de crépus-cule, au lieu d’une obscurité complète. Les étoiles les plus brillanteset les principales planètes deviennent visibles dans le ciel. La tem-pérature de l’air s’abaisse rapidement de quelques degrés. Les ani-maux témoignent de l’effroi, et beaucoup d’entre eux se comportentcomme ils ont l’habitude de le faire à l’entrée de la nuit.
Tant que dure l'éclipse totale, on voit autour du soleil et de lalune une couronne lumineuse, dont la fig. 299 peut donner une
Fig. 299.
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idée. La lune se projette comme un cercle noir au milieu de cettecouronne. On s’est demandé si celte auréole de lumière était dueà une atmosphère, qui environnerait le soleil, et que le vif éclat del’astre empêcherait habituellement d’apercevoir : ou bien si elle netiendrait pas à la présence d’une atmosphère très rare apparle-
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