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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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/)70 Pl.ANivl'l'S.

que telle autre à lepieycle et au déférent au moyen desquels onexplique ce mouvement ; on est seulement obligé d’établir entreles rayons de ces deux cercles un rapport déterminé qui varie d’uneplanète à une autre. C’est ainsi que pour Vénus, par exemple, lerayon de l’épi cycle doit être les 0,72 du rayon du déférent; etpour Mars, le rapport de ces deux rayons doit être égal à 0,00 :quant aux grandeurs des rayons des déférents de ces deux planètes,on peut les prendre comme on veut. Mais lorsque, en outre, onadmet que le centre de l epieycle de Vénus coïncide avec le soleil,on en conclut nécessairement que le rayon de cet épicycle, ou end’autres termes la distance de Vénus au soleil, est les 0,7 2 de ladistancedu soleil à la terre. De même,quand, pour la planète Mars,on remplace l’hypothèse de l'épicvcle et du déférent par celle d’unexcentrique dont le centre tourne autour de la terre, et qu’on admetensuite que ce centre de l’excentrique coïncide avec le soleil, il enrésulte que la distance du soleil à la terre est les 0,60 du rayon del'orbite que Mars décrit autour du soleil ; ou bien encore ce rayonde l’orbite de Mars est égal à t ,52, si l’on prend la distance du so-leil à la terre pour unité.

On voit donc qu’on ne peut pas adopter les idées soutenues parCopernic, sans admettre en môme temps que les rayons des orbitesdes planètes autour du soleil ont, par rapport à la distance du soleilà la terre, des valeurs entièrement déterminées par les circon-stances du mouvement apparent do chacune d’elles. Ces valeurs,calculées en prenant la distance du soleil à la terre pour unité, sontles suivantes: pour Mercure, 0,39 ; pour Vénus, 0,72 ; pour Mars,1,52; pour Jupiter, 5,20, et pour Saturne, 9,54. 11 n’v a doncrien d’arbitraire dans l’ordre de succession des diverses planètes,à partir du soleil ; cet ordre est celui dans lequel nous venons deles énumérer, et si l’on y joint la terre, considérée comme unesixième planète, elle devra se placer entre Vénus et Mars, puisquele rayon de son orbite autour du soleil est égal à 1.

Le système de Copernic, tel qu’il résulte des explications danslesquelles nous venons d’entrer, est représenté par la /ig. 320 ; ony a donné aux rayons des diverses orbites des valeurs proportion-nelles à cellesque nousvenonsd’indiquer. D’après l'échelle adoptée,on n’a pas pu tracer complètement les orbites de Jupiter et do Sa-turne, faute de place.

Dans ce système, la lune no fait plus partie des planètes. L ob-servation montrant qu’elle se meut autour de la terre, on ne peutpas admettre que la terre tourne autour du soleil, sans admettre enmême temps qu’elle emporte avec elle l’orbite apparente de la lune,