SYSTEME DE COPERNIC. Ô69
Si, aux mouvements des sept planètes autour de la terre, nousjoignons le mouvement général do rotation de l'ensemble de cesplanètes et des étoiles autour de l'axe du monde, dans l'espaced'un jour sidéral, nous aurons la représentation complète du sys-tème astronomique des anciens.
§ 259. Système de Copernic. — Plusieurs philosophes del'antiquité avaient émis, sur la constitution de l’univers, des idéestout autres que celles qui étaient admises de leur temps. Les Py-thagoriciens supposaient le soleil immobile au centre du monde, etattribuaient à la terre un double mouvement de rotation sur elle-même et de révolution autour du soleil ; d’autres regardaient Mer-cure et Vénus comme se mouvant autour du soleil. Copernic, néen 1475, à Thorn, dans la Prusse polonaise, eut la gloire d’ouvrirune ère toute nouvelle à l'astronomie, en faisant revivre ces idées,et basant sur elles un système que tous les travaux postérieurs desastronomes ont pleinement confirmé, en fournissant un grand nom-bre de preuves à son appui.
Copernic reconnut, comme nous l'avons fait précédemment(§§233 et 256), non-seulement qu’on petit supposer que les centresdes épicycles de Vénus et de Mercure coïncident avec le soleil,mais encore qu’on peut regarder Mars, Jupiter et Saturne commese mouvant également autour do cet asire. Pour se rendre complè-tement compte des apparences que présentent les mouvements descinq planètes, il n’v avait donc qu’à admettre qu’elles circulaientImites autour du soleil, et que celui-ci emportait leurs orbites aveclui, dans son mouvement annuel autour de la terre. Mais il allaplus loin ; il vit que le mouvement annuel du soleil autour de laterre peut être considéré comme n’étant qu’une apparence due àce que la terre elle-même tourne autour du soleil dans l’espace d’uneannée (5j 158). Dès lors les mouvements des planètes devinrentbeaucoup plus simples : ces corps ne firent plus que circuler autourdu soleil, qui resta immobile, et la terre, animée d’un mouvementanalogue autour de cet astre, put être elle-même regardée commeétant une planète. Enfin il compléta ces idées, en admettant que lemouvement diurne du ciel n’est qu’une apparence due à la votationde la'terre sur elle-même (§ 74).'
Nous avons dit que, dans le système de Plolémée, les rapportsdes distances mutuelles des divers corps du système planétairen étaient déterminés par rien : ici il n’en est plus de même. Quandil ne s’agit que do rendre compte des particularités du mouvementdo chaque planète, et notamment de ses stations et de ses rétro-gradations, il n'est pas nécessaire de donner telle dimension plutôt
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