PLANETES.
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plus désormais que des corps secondaires dépendant du soleil, etcirculant autour de lui dans des orbites dirigées h peu près dans unmôme plan. Mais il n’avait rien modifié à la manière dont les an-ciens expliquaient les inégalités du mouvement do ces divers corps.L’observation faisait voir que les planètes, dans leur mouvementautour du soleil, ne pouvaient pas être regardées comme décrivantuniformément des cercles concentriques avec cet astre ; nous avonsdéjà vu que la terre elle-même, dont le mouvement autour dusoleil est identique avec le mouvement apparent du soleil autourd’elle, se trouve également dans ce cas. Pour rendre compte desinégalités do ces mouvements, Copernic avait conservé les hypo-thèses d’excentriques et d'épicvcles superposés dont nous avonsdéjà parlé plusieurs fois. Kepler, en discutant les résultats nom-breux des observations faites par Tycho-Brahé, trouva les vérita-bles lois du mouvement des planètes.
lin s'occupant tout d’abord de l'étude du mouvement de Mars, ilvit qu’il n’était pas possible d’admettre que cetle planète décrit uncercle, môme en supposant quo le centre de ce cercle soit à unecertaine distance du centre du soleil : l’orbite de la planète, tellequ’il la trouva, présentait une dépression très sensible dans uncertain sens, et il reconnut qu’on pouvait la regarder comme uneellipse ayant un de ses foyers au centre du soleil. 11 étendit cerésultat aux autres planètes, étudia la loi suivant laquelle chacuned'elles parcourt son orbite elliptique, et arriva ainsi à la décou-verte des trois lois suivantes, qui immortalisèrent son nom, enachevant de soustraire le système, du monde aux hypothèses dontil avait été embarrassé pendant tant de siècles.
Première loi. —Les planètes décrivent autour du soleil des el-lipses dont cet astre occupe un des foyers.
Deuxième loi. — Les aires des portions d’ellipse parcourues suc-cessivement par la ligne droite qui joint une planète au soleil sontentre elles comme les temps employés à les parcourir.
Troisième loi. — Les carrés des temps des révolutions dos pla-nètes autour du soleil sont entre eux comme les cubes des grandsaxes de leurs orbites.
Nous avons déjà eu l’occasion (§ 147) d’énoncer lesdeux premièresde ces lois, lorsque nous nous occupions du mouvement apparentdusoleil autour delà terre, mouvement qui èst le môme que celui de laterre autour du soleil. La troisième loi établit une liaison entre lesmouvements des diverses planètes, comparés les uns aux autres.
Observons, en passant, que le mouvement de la terre autour (lusoleil satisfaisant aux lois île Kepler, cela constitue une- très forte