h St) PLANÈTES.
qu'il soit dans lo voisinage de ses plus grandes digressions orien-lales ou occidentales. Habituellement, on ne peut l’observer qu’avecles lunettes.
§ 268. Parmi les planètes supérieures, Mars est celle qui se rap-proche le plus de nous; lors de ses oppositions, elle n’est guèreéloignée de la terre que de la moitié de la distance de la terre ausoleil : aussi peut-on observer assez facilement ce qui se passe àla surface de cette planète.
Hersehel a trouvé, par l'observation des taches permanentes queprésente le disque de la planète, qu’elle toftrne sur elle-même, d'oc-cident en orient, et quelle met 24 h 39 m 21’,7 à faire un tour en-tier; d’après le même astronome, son équateur est incliné de 28° 42'sur le pian de son orbite. On voit donc que, sur cette planète, ildoit y avoir des saisons analogues aux nôtres: sa surface doit pré-senter, comme la surface de la terre, une zone torride, des zonestempérées et une zone glaciale, avec cette seule différence que leszones tempérées sont un peu plus étroites sur Mars que sur la terre.
Hersehel ayantreconnu des changements sensibles dans les appa-rences de certaines taches permanentes, en conclut que Mars étaitenvironné d’une atmosphère considérable.
Nous avons dit (§ 256) que Mars présente quelques commence-ments de phases ; son disque se rétrécit d'une manière sensible, àcertaines époques, dans le sens de la ligne qui joint la planète ausoleil. Lorsque Mars est en opposition, toute trace de phase dispa-raît, et la planète se montre sous sa véritable forme. On s’assure fa-cilement alors que sa surface a la forme d’un sphéroïde aplati, commela terre; mais l’aplatissement est beaucoup plus prononcé : d'aprèsM. Arago, cet aplatissement est certainement supérieur à Jj.
Ce que Mars présente de plus remarquable, ce sont deux tachesblanches, situées dans les régions qui avoisinent les deux pôles dela planète. Ces taches sont probablement dues à des amas de neigeet de glace pareils à ceux qui existent dans les régions polaires dela terre. Ce qui nous confirme dans cette opinion, c’est que les deuxtaches augmentent et diminuent alternativement de grandeur; etces variations sont tellement liées aux diverses positions que l’axede rotation de la planète prend successivement par rapport au soleil,qu’il est impossible de ne pas y voir l’effet des variations de tem-pérature, qui à certaines époques déterminent la fonte des glacesvers un des deux pôles et l’augmentation progressive des glacesvers l’autre pôle, tandis qu’à d’autres époques ce sont les phéno-mènes inverses qui se produisent. La fig. 324 représente Mars avecles deux taches polaires dont nous venons de parler ; son disque