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des éclipses analogues aux éclipses de lune. Cette planète étantbeaucoup plus grosse que la terre, et se trouvant en outre beaucoupplus éloignée du soleil, la longueur de son cône d’ombre est incom-parablement plus grande que celle du cône d’ombre de la terre ; cecône s’étend bien loin au delà de l’orbite du quatrième satellite. Ilen résulte que les dimensions transversales du cône, dans les pointsoii il peut être atteint par les satellites, sont presque égales à cellesdo la planète elle-même; aussi les éclipses de cos satellites sont-elles beaucoup plus fréquentes que les éclipses de lune. Les troispremiers satellites pénètrent dans le cône d’ombre à chacune deleurs révolutions ; le quatrième, seul, passe quelquefois à côté ducône sans y pénétrer , lorsqu'il se trouve dans les parties de sonorbite les plus éloignées du plan de l’orbite de Jupiter.
Les éclipses des satellites de Jupiter ont été indiquées commepouvant servir à la détermination des longitudes géographiques :ce sont des phénomènes qui se produisent dans le ciel, et qui, pou-vant être observés à la fois d'un grand nombre de points de la sur-face de la terre, doivent remplacer avec avantage les signaux defeu dont nous avons parlé (§ 97). Mais leur observation n’est passusceptible d’une grande précision. La pénombre fait que la lumièred’un satellite ne disparaît que graduellement, au lieu de s’éteindrebrusquement, comme cela arriverait s’il n’v avait pas de pénombre.L’instant où un observateur cesse d ’apercevoir un satellite doit doncdépendre à la fois de la bonté de sa vue et de la puissance de lalunette dont il se sert; en sorte que deux observateurs ne voientgénéralement pas l’éclipse commencer à un même instant. La mêmeincertitude existe dans l’observation de la fin d’une éclipse. Aussil’observation des éclipses des satellites de Jupiter, dans le but dedéterminer la longitude du lieu où l’on se trouve, conduit-elle il desrésultats moins exacts que la méthode des distances lunaires quenous avons fait connaître précédemment (§ 244). On l’emploie ce-pendant quelquefois, et c’est pour cela que l’on publie, dans laConnaissance des temps, plusieurs années à l’avance, l’indicationdes heures de Paris, auxquelles doivent commencer ou finir les di-verses éclipses des quatre satellites.
Lorsque les satellites de Jupiter passent entre la planète et le so-leil, leur ombre se projette sur la planète, et produit de véritableséclipses de soleil dans les lieux par lesquels elle passe -, cette ombrepeut être aperçue de la terre quand on observe au moyen d’instru-ments puissants.
L’éclat des satellites varie périodiquement, en même temps qu’ilsse meuvent autour de la planète. Hersehe! a reconnu que celte