Buch 
Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
Entstehung
Seite
491
JPEG-Download
 

DÉTAILS SU11 LUS DlVlillSÉS l’hANÎiTliS. Mil

variation d’éclat peut être attribuée à ce que les satellites tournentsur eux-mêmes de manière à présenter toujours la même face versla planète ; nous voyons ainsi successivement toutes les partiesde leurs surfaces, et il suffit d’admettre que ces diverses parties neréfléchissent pas également la lumière du soleil pour rendre comptedes variations d’éclat que l’on observe.

On ne connaît pas les grosseurs des satellites ; leurs diamètresapparents sont trop petits pour que l’on ait pu les mesurer. On saitseulement que le troisième est de beaucoup le plus gros des quatre,et (pie les autres vont ensuite en décroissant dans l'ordre suivant :le quatrième, le premier, et enfin le deuxième.

§ 270. Dès que Galilée eut dirigé une lunette vers Saturne, il vitque cette planète n’avait pas la forme arrondie de Mars et de Ju-piter; elle présentait deux protubérances opposées qui luidonnaientune apparence très singulière. l’ar l’observation attentive do cesprotubérances, à l'aide de plus fortes lunettes, Huygens a reconnuque Saturne est bien une masse globulaire comme les autres pla-nètes, mais que ce globe est entouré d’un anneau circulaire et aplatiqui l’enveloppe sans le toucher par aucun point. Quelle que soitl’époque à laquelle on observe Saturne, on voit toujours son an-neau obliquement, fig. 327 ; la partie antérieure se projette sur le

TÆ.

corps de la planète; la partie postérieure se trouve cachée ; et lesdeux parties latérales débordent de part et d’autre cle manière àformer ce que l’on nomme les anses de Saturne. L'anneau se trans-portant parallèlement à lui -même dans le mouvement de la planète