PEltTUlMATIONS DU MOUVEMENT DES PLANÈTES. . r )/|f>fois par toutes les molécules du soleil, et peut être regardée commesoumise à la résultante de toutes ces attractions : la résultante gé-nérale de toutes les résultantes partielles correspondant à chaquemolécule, est la force qui produit à chaque instant les changementsde grandeur et de direction qu'éprouve la vitesse de la planète.
§ 295. Perturbations du mouvement des planètes. —Ense basant sur l'existence de la gravitation universelle, telle que nousvenons de la faire connaître, il est aisé de se faire une idée généraledes circonstances que dbivent présenter les mouvements des diverscorps de notre système planétaire.
Newton a trouvé qu’une planète, attirée vers un point fixe, enraison inverse du carré de la distance qui la sépare de ce point, doitdécrire une section conique ayant ce point fixe pour foyer (§ 292).Les planètes ne sont pas précisément dans ce cas; le soleil, qui lesattire, n’est pas plus fixe dans l’espace que chacune d’elles. Mais sil'on étudie les mouvements que prennent simultanément le soleil etune planète, par suite de leur attraction mutuelle, en supposantqu'ils ne soient d'ailleurs soumis à l'action d’aucune autre force,on trouve que chacun de ces deux corps décrit une section coniqueayant pour foyer leur centre de gravité commun ; et en cherchantquelles apparences présenterait le mouvement de la planète, pourun observateur qui serait placé sur le soleil, et qui participerait aumouvement de cet astre, on reconnaît que la planète lui sembleraitdécrire une section conique ayant le soleil pour foyer : les mouve-ments absolus du soleil et de la planète autour de leur centre degravité commun, et le mouvement relatif de la planète autour dusoleil regardé comme immobile, sont de même nature que le mou-vement d’une planète attirée vers un point fixe, en raison inversedu carré de la distance à ce point.
La loi du mouvement elliptique de chacune des planètes autourdu soleil, telle que Képler l’a établie, ne peut se rapporter évidem-ment qu'au mouvement relatif de la planète autour du soleil re-gardé comme immobile; d’après ce que nous venons de dire, celteloi serait complètement d’accord avec le principe de la gravitationuniverselle, si le soleil et la planète que l’on considère n'étaientsoumis qu’à leur attraction mutuelle. Mais il n’en est pas ainsi.L existence d'un grand nombre de planètes qui circulent autour dusoleil fait que ce dernier astre est attiré à la fois par toutes les pla-nètes, et que chaque planète est aussi attirée, non-seulement parle soleil, mais encore par toutes les autres planètes. Il doit donc enrésulter, pour chacun des corps du système planétaire, un mouve-ment beaucoup plus complexe que celui dont nous venons de parler.
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