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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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GRAVITATION UNIVERSELLE.

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Si Képler a trouvé que chaque planète décrit une ellipse dont lesoleil occupe un des foyers, c'est parce que le mouvement relatifde la planète autour du soleil ne diffère pas beaucoup du mouve-ment elliptique. La différence est heureusement assez faible pourn'avoir pas empêché Képler de trouver la loi simple qu'il a fait con-naître; mais cette différence n’en existe pas moins, et la loi deKépler ne doit être regardée que comme une loi approximative.

§ 296. Le peu de différence entre le mouvement réel d’une pla-nète autour du soleil, et le mouvement elliptique qu’elle posséderaitautour de cet astre, si toutes les autres planètes n’existaient pas,montre que les attractions qu’elle éprouve de la part de ces autresplanètes n’ont que très peu d’influence sur son mouvement. Cesattractions sont donc très petites, par rapport à l'attraction quiémane du soleil : il en résulte nécessairement que les masses desplanètes sont très petites par rapport à la masse du soleil.

En regardant chaque planète comme n'étant attirée que par lesoleil, on n'est pas rigoureusement dans la réalité, mais on ne s'enéloigne pas beaucoup, quant au résultat auquel on parvient, à causede la faiblesse des masses des planètes, relativement à celle dusoleil. Le mouvement elliptique d'une planète autour du soleil, dûà la seule attraction de cet astre, peut être considéré comme étantune première approximation du mouvement qu’elle prend réelle-ment, sous l’action simultanée des diverses forces qui lui sontappliquées. Les attractions que la planète éprouve de la part detoutes les autres planètes ne font que l’écarter de petites quantitésdu mouvement elliptique dont elle aurait été animée sans cela ; lesmodifications qu’elles produisent dans son mouvement sont ce qu'onnomme des perturbations ou des inégalités.

Pour simplifier l’étude du mouvement complexe que prend uneplanète, sous l’action du soleil et des autres planètes, on imaginequ'une planète fictive se meuve conformément aux lois du mouve-ment elliptique, sur une orbite dont les éléments varient peu à peuet progressivement, et que la planète réelle oscille de part etd’autre de cette planète fictive, sans jamais s’en écarter beaucoup.Les changements progressifs des éléments du mouvement ellipti-que de la planète fictive sont ce qu’on nomme les inégalités séeu-laires de la planète que l’on considère : les oscillations de la planèteréelle de part et d’autre de la planète fictive sont dues à ce qu’onnomme ses inégalités périodiques. Le mouvement du plan del’écliptique dans l’espace (§ 1 6 4), et le changement de position dupérihélie de la terre, dans ce plan (§ 165), sont des inégalités sécu-laires du mouvement de la ferre, que l’observation a fait connaître,