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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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GRAVITATION UNlYI.USF.U.E.

qu'une très faible différence entre les mouvements tels que nousles voyons, et ceux qui se produiraient dans les mêmes circon-stances si la terre était immobile ; en sorte que nous n’apercevonsmême pas cette différence, et que, habituellement, les mouvementsque nous observons autour de nous ne nous suggèrent pas l’idéede la mobilité du sol sur lequel nous nous appuyons. Mais il y ades cas dans lesquels la différence dont nous parlons devient trèssensible. Nous allons faire connaître les expériences à l’aide des-quelles on est parvenu à la manifester d’une manière incontestable.

Si la terre était immobile, un corps qu’on laisserait tomber d’unecertaine hauteur, près de sa surface, se mouvrait exactement sui-vant la verticale menée par son point de départ, et viendrait ren-contrer le sol au pied de cette verticale. Le mouvement de rotationde la terre sur elle-même fait qu’il n’en est pas rigoureusement ainsi;le corps qu’on abandonne à l’action de la pesanteur, sans lui donnerde vitesse initiale, ne suit pas la verticale de son point de départ,et ne tombe pas sur le sol au point où cette ligne vient le percer.

En effet, le corps étant en A , pg. 35S, à l’instant où on l'aban-

donne , se trouve réellementanimé d’une certaine vitesse,qui est celle qu’il possédait enarrivant au point A , en vertude la rotation de la terre; cecorps est donc dans les mêmesconditions que s’il était lancéhorizontalement, à partir dupoint A , et, en conséquence,il tombe en décrivant une lignecourbe AB. Pendant qu il semeut ainsi, la terre continue àtourner; la verticale AC, menéepar le point de départ du corps,se déplace sans cesser de se di-riger vers le point 0. Si cetteverticale suivait le corps, de

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Pi?. 355. &

manière à passer constamment par la position qu’il occupe sur laligne courbe AB, un observateur, placé sur la terre et emporté parelle dans son mouvement de rotation, croirait que le corps se meutréellement suivant la ligne AC, puisqu’à chaque instant il le 'er-rait en un des points de cette ligne. M ais il n’en est pas ainsi : nousallons reconnaître sans peine qu a l’instant où le corps vient ren-contrer la surface de la terre en B, la verticale AC de son point