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ne doivent être regardées qvie comme des parties intégrantes très-minimes de ce dernier amas d’étoiles.
§ 335 . Hypothèse «le I.aplacc sur la formation «lenotre système planétaire. -— Après avoir donné UTl aperçudes idées auxquelles on a été conduit relativement aux astres sinombreux qui sont répandus dans l’immensité des cieux, revenonsà notre système planétaire, et voyons comment on peut se rendrecompte de la manière dont il s'est formé.
Buffon supposait que les planètes et leurs satellites provenaientdes éclaboussures produites par le choc d'une comète sur la surfacedu soleil ; mais les lois de la mécanique démontrent que les chosesn’ont pas pu se passer ainsi. D'après ces lois, si une portion de lamasse du soleil était projetée dans l'espace, par une cause quel-conque, le corps qui en résulterait se mouvrait autour du soleil, enrevenant, à chaque révolution, passer par son point de départ : laforme presque circulaire des orbites des planètes, et la position dusoleil près du centre de chacune de ces orbites, ne peuvent donc-pas se concilieravec l'idée de Buffon.
Laplace a été plus heureux. En adoptant les idées d’Herschel surla condensation progressive des nébuleuses et leur transformationen étoiles, et appliquant ces idées à notre système planétaire, il estparvenu à en expliquer la formation de la manière la plus satisfai-sante. Aucune des particularités que l'observation a manifestées.relativement aux planètes et à leurs satellites, n’échappe à l'ingé-nieuse explication qu'il a développée à la lin de VExposition du sys-ti'ine du inonde , et dont nous allons chercher à donner une idée.
Laplace suppose que , dans l’origine, le soleil et tous les corpsqui circulent autour de lui ne formaient qu'une seule nébuleuse ,animée d'un mouvement de rotation autour d’une ligne passantpar son centre , et s’étendant jusqu’à l’orbite de la planète la pluséloignée, et même au delà. Il admet, en outre, que, par suite d’unrefroidissement progressif, des portions de plus en plus grandesde la matière de la nébuleuse se sont condensées en son centre,de manière à former un noyau dont la masse s’accroissait ainsi peuà peu. En partant de cette hypothèse, il fait voir qu’avec le tempsla nébuleuse a dû se réduire à l’état où se trouve actuellement lesystème planétaire.
A mesure que le refroidissement amenait la condensation denouvelles parties de la nébuleuse, les matières ainsi condensées seprécipitaient vers le centre, exactement de la môme manière quenous voyons tomber par gouttes l'eau qui résulte de la condensationde la vapeur contenue dans notre atmosphère Mais cette chute des