NOTICES IMOGltAPlIKJCES.
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vaii avec zèle les découvertes de l’analyse mathématique ; etil lit d’heureux efforts pour éclairer la métaphysique du calculinfinitésimal. En 1786, il publia des recherches profondes surles machines en général, sous le titre modeste d’È’ssai. Leprince qui l’avait couronné à Dijon lui ayant proposé de servirdans l’armée du grand Frédéric, Carnot refusa de quitter sapatrie. Admirateur passionné des vertus antiques , inflexible[ dans ses opinions, il embrassa dès le commencement la causeî de la Révolution française. Il croyait aux principes de 1789comme aux vérités de l’algèbre, et les plus cruelles expériencesne purent leur nuire dans son esprit. Nommé, en 1791, dé-puté au Corps législatif par le département du Pas-de-Calais, ildébuta dans cette assemblée en proposant de déclarer traîtresà la patrie les Français qui faisaient en Allemagne des prépa-ratifs de guerre contre la France.
Devenu membre du Comité militaire, Carnot demanda quetoutes les citadelles fussent démolies, à l’occasion d’une émeutede la garnison de Perpignan où les soldats révoltés avaient forcéleurs officiers de se retirer dans la citadelle ; les citadelles n’é-taient pour lui que des postes fortifiés près des villes qu’ellescommandent et qu’elles peuvent foudroyer à chaque instant.Cette motion excita quelques murmures , mais il ne se tintpas pour battu et sa proposition devint un décret quand il futnommé membre du Comité de salut public. Après les événe-ments du 10 août 1792, Carnot fut l’un des membres de la com-mission qui prit les rênes de l’État. C’est lui qui soumit au nou-vel ordre de choses l’armée du Rhin d’abord, puis celle desPyrénées. A son retour à Paris, il siégea à la Convention na-tionale, où le département du Pas-de-Calais l’avait envoyé ; il yvota suivant sa conscience , en déclarant que jamais devoiru’avait autant pesé sur son cœur. Persuadé que les Françaisne connaissent d’autres souverains que les peuples, que le droitde chaque nation est de s’unir à d’autres , si elles le veulent,Carnot dit que la France ne devait plus avoir d’autres limitesque le Rhin, les Alpes et les Pyrénées ; et comme il était mem-bre du Comité de salut public l’Europe ne dut pas s’y mé-i prendre. Envoyé plusieurs fois encore aux armées dans l’an-née 1793,Carnot se trouvait à la frontière du Nord au momentde la défection de Dumouriez, et il eut à prendre quelques me-
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