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2 (1882) Mémoires et notices : insérés dans les collections académiques et les revues / par J.C. Houzeau et A. Lancaster
Entstehung
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INTRODUCTION.

La dernière bibliographie astronomique, celle de Lalande, avait paru en1803. S’arrêtant au seuil du dix-neuvième siècle, elle n’était même pascomplète pour les cinquante dernières années du dix-huitième. Non-seule-ment il eût été nécessaire de la revoir, en la complétant, mais pour en faireun ouvrage utile aux astronomes contemporains, il fallait y ajouter le mou-vement scientifique, de plus en plus actif et plus important, de la générationprésente et de celle qui nous a précédés. Tel était le projet que l’un de nous,M. A. Lancaster, avait formé depuis quelque temps, et dont il considérait lesmoyens pratiques d’exécution, lorsqu’en 1876 son collaborateur dans leprésent ouvrage fut appelé à la direction de l’Observatoire Royal deBruxelles. Le plan du travail fut alors mûri en commun, et en 1879l’exécution matérielle fut commencée.

Au temps de Lalande, on avait pu se borner aux ouvrages publiés sépa-rément et à quelques tirés à part de mémoires importants. Aujourd’hui, lesmémoires insérés dans les collections académiques, ainsi que les noticesvariées des nombreux journaux scientifiques, constituent dans plusieursbranches la partie la plus importante de la littérature des sciences. Aucuntravail bibliographique n’aurait de valeur utile s’il n’embrassait égalementce vaste champ. Les considérations qui ont déterminé la Société Royalede Londres à préparer son Catalogue of scientifie pupers, de préférence à uncatalogue des livres spéciaux publiés séparément, imposent maintenant auxbibliographes des sciences l’obligation d’entrer dans le détail des mémoireset articles insérés dans les collections.

Nous savions que la Société Royale avait le dessein de réunir, pourchaque science en particulier, et dans un ordre méthodique de matières, lesarticles portés par ordre alphabétique de noms d'auteurs dans les huitvolumes de son Catalogue. Ce travail, si l’exécution en eût été certaine,semblait de nature à remplir, au moins en grande partie, le but désiré. Maiscette oeuvre, dont la réalisation est différée, n’aurait pas compris cependantles ouvrages publiés séparément, qu’une bibliographie proprement dite nepeut négliger. Elle n’aurait pu présenter, en se bornant à reprendre lestitres des articles, la spécification des observations astronomiques, telle que