XLI
l’astronome doit la désirer pour ses études. Ges raisons, et d’autres encore,qui seront présentées plus loin, et qui sont plus particulières à la secondedivision de cet ouvrage, nous ont engagé à nous mettre à l’œuvre.
Nous avions assez réfléchi sur la nature de ce travail, pour ne pasen ignorer les graves difficultés. L’étendue du cercle à embrasser était unedes plus considérables Nous ne doutons pas qu’en procédant par monogra-phies spéciales, contenues chacune dans un cadre beaucoup plus restreint,des astronomes qui ont fait d’une théorie particulière l’objet des études detoute leur vie, ne puissent exécuter, dans le champ de leurs rechercheshabituelles, un travail supérieur au nôtre. Ils seraient particulièrement àmême de donner une idée des points les plus importants contenus dans lesnotices ou les mémoires, en ajoutant des notes, des analyses ou des extraits.
Le travailleur aurait alors devant lui plus qu’une bibliographie : il auraitun véritable guide. Mais combien de temps s’écoulerait avant que toutes lesbranches et tous les détails de la science fussent pourvus de pareilles :monographies ?
Il nous a donc paru qu’il fallait, au risque des défauts inhérents à lanature de l’œuvre, faire une première tentative générale. Mais en même jtemps, nous n’avons pas méconnu l’importance d’attirer l’attention du lecteursur les particularités les plus remarquables des travaux indiqués par leurstitres. Les notes historiques et bibliographiques, les courts sommaires, lesmentions de résultats numériques, disséminés dans l’ouvrage, le montrentsuffisamment. Seulement il ne nous était pas possible de donner à cesannotations un développement qui exigerait la vie de plusieurs hommes, etqui nous eût empêché de mener notre travail à bonne fin.
Ce n’est donc pas une bibliographie raisonnée que nous présentons à noslecteurs, mais un simple répertoire, aussi complet qu’il nous a été donné dele faire, de tous les travaux astronomiques imprimés jusqu’à ce jour. Gesconditions sont plus modestes ; l’utilité d’un pareil répertoire est cependantsi bien et si généralement reconnue, que nous croyons rendre service auxhommes d’étude par la présente publication.
PLAN DE L’OUVRAGE.
Deux grandes divisions se présentent d’abord à l’esprit : d’une part,les ouvrages publiés séparément ; d’autre part, les mémoires et notices descollections académiques, et des revues et journaux. Mais il y en a encoreune troisième, dont l’importance est considérable pour les études de l’astro-nome, c’est celle des observations II ne suffit pas de savoir, par exemple,que parmi les observations faites en telle année, dans tel établissement