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2 (1882) Mémoires et notices : insérés dans les collections académiques et les revues / par J.C. Houzeau et A. Lancaster
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étudions,et c’est dans d’autres branches de la science qu’on s’occupe spéciale-ment de leurs effets. Ainsi la chaleur du Soleil donne le climat ; mais ce sontles météorologistes, qui, à ce point de vue, en font l’étude. L'apparition destaches à la surface de cet astre détermine peut-être des perturbations magné-tiques ; mais ce n’est pas avec des instruments ni par des méthodes astrono-miques qu’on étudie ces perturbations. L’influence jusqu’ici la plus probable,parmi celles qu’on attribue au Soleil, se rattache à l’amplitude des variationsde l’aiguille aimantée. Ce que nous venons de dire des perturbations magné-tiques s’applique également dans cette circonstance, et explique pourquoinous laissons aux physiciens le soin de scruter cette influence. L’astronomiefournit les éléments célestes du problème; mais elle fournit ceux-là seulement,et ce sont les observations terrestres qui mettent les relations en évidence.

Nous avons pareillement laissé à la météorologie la description et lathéorie des aurores boréales, qui ne sont plus considérées que comme desmanifestations électriques. On ne regarde plus ces apparitions comme desphénomènes cosmiques ; tout annonce quelles ont leur siège dans notreatmosphère.

Il n’en est pas de même des étoiles filantes, dont le caractère cosmiques’affirme au contraire de plus en plus. On s’est donc déterminé à les main-tenir dans le cadre. On a conservé, par la même raison, tout ce qui serattache à la chute des aérolithes. Mais quant à l’analyse chimique de ceux-ci,elle nous a paru du ressort direct de la chimie. L’astronome peut bienemprunter certains résultats de ces analyses, pour élever, par voie d’induc-tion, des considérations intéressantes pour l’astronomie, touchant la naturede ces corps ; mais ce n’est pas lui qui fait ces analyses, ni qui possède lesconnaissances requises pour les exécuter. Il y a donc là un domaine que lechimiste est pleinement en droit de revendiquer : nous avons conclu de lelui laisser.

Enfin nous avons laissé à la mécanique le soin d’expliquer le gyroscopedans son principe, et nous n’avons conservé que le déplacement du pland’oscillation du pendule, dont il a été question plus haut, et la déviation desgraves, par rapport à la verticale, pendant leur chute. Il s’agit ici, en effet,de deux conséquences de la rotation de la Terre, qui, dans ces phénomènes,n’est, plus seulement envisagée en elle-même, mais comme corps céleste enmouvement.

En même temps que nous rejetions en dehors des limites du cadre, lesmatières appartenant proprement à des connaissances accessoires, nousavions soin de conserver tout ce qui se rattachait directement, non-seulementà l’astronomie elle-même, mais aussi à l’histoire de cette science. C’est dansle but d’éclairer cette histoire que nous avons entrepris sur les biographiesd’astronomes un labeur considérable. Nous n’avons négligé aucune peine