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2 (1882) Mémoires et notices : insérés dans les collections académiques et les revues / par J.C. Houzeau et A. Lancaster
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lesquels on n’envisage l’astronomie qu’au point de vue littéraire. C’est cequi nous a portés à exclure, par exemple, les poèmes modernes ayant cettescience ou l’une de ses parties pour objet. Nous ne mentionnerons donc ni lepoème italien de Firmian, ni les poèmes français de Fontanes et de Daru, pasmême celui de Boscovich sur les éclipses. Ce n’est’pas, en effet, dans cesœuvres, dont nous ne contestons pas d’ailleurs le mérite, qu’on s’enquerrades méthodes astronomiques ou des formules propres au calcul.

Mais en supprimant ces ouvrages purement littéraires, il est bienentendu que nous n’avons pas eu la pensée d’étendre la même exclusion auxpoèmes astronomiques anciens, tels, par exemple, que ceux d’ARATUs et deManilius. Ceux-ci étaient plutôt des ouvrages de science que des ouvragesde littérature ; ils revêtaient la forme primitive sous laquelle se produisent,chez presque tous les peuples, les premières œuvres scientifiques. Ils conte-naient le dépôt des connaissances du temps, et ce dépôt était souvent le seulaccessible pour cette époque.

Nous avons omis aussi, d’après des considérations analogues, les simplesthèses, dans lesquelles on ne fait qu’exposer ou répéter ce que des auteursoriginaux ont présenté ailleurs. Il en est de ces thèses comme des diverschapitres des traités élémentaires. Ce n'est pas de ce côté que les recherchesde l’homme d’étude ont besoin d’être guidées. Cependant, s’il est arrivéquelquefois qu’une de ces thèses offrît un résumé bien complet de la questiontraitée, ou qu’elle présentât cette question sous une face qui lui était propre,nous n’avons pas hésité à faire une exception et à mentionner ce travail.

Guidés par les principes déjà exposés, nous avons rejeté ce qui serattache à la projection des cartes, au calcul des logarithmes, aux méthodesd’interpolation, à l’évaluation des erreurs, et à la trigonométrie. Il y acependant, pour les calculs d’interpolation, une circonstance dans laquelleil a semblé convenable de faire une exception, parce qu’il s’agissait d’un castout-à-fait spécial à l’astronomie. Nous voulons parler de l’interpolationdans les tables astronomiques, pour les astres d’un mouvement rapide etparticulier, la Lune par exemple.

On a regardé l’influence de la Lune sur les conditions atmosphériques,comme appartenant au domaine de la météorologie. On a négligé toutes lesprétendues influences astrologiques. L’astrologie n’a plus d’intérêt qu’aupoint de vue de l’histoire. D’ailleurs, la science prend tellement d’extensionchaque jour, qu’il est désirable de la débarrasser de tout ce qui est tombé,pour ne conserver que ce qui a vie.

Nous avons aussi regardé comme étant en dehors du domaine de l’astro-nomie, les influences diverses exercées par le Soleil sur notre globe. Il estbien vrai que ces influences nous aident à connaître la nature et les propriétésdu Soleil. Mais, avant tout, elles agissent sur la Terre, c’est là que nous les