LVIII
avec laquelle il n’est point familier. Dans ce cas, l’absence de date le laissedans un vague pour ainsi dire absolu ; et faute de rapprochements pourl’esprit, l’objet réel du travail mentionné reste une énigme, pour peu que letitre ne soit ni tout-à-fait explicite ni bien clair. On sait,en eflet, combien lavaleur de certains termes techniques a changé depuis un siècle. Bradley ,Le Monnier et leurs contemporains nommaient mouvements et mêmes mou-vements propres des étoiles, ce que nous appelons précession ou tout au plusleur mouvement annuel, tandis que l’expression « mouvement propre » estréservée aujourd'hui aux déplacements d’un caractère purement indiviluel.On pourrait citer beaucoup d’autres exemples analogues, qui montreraientquelles fausses idées l’on se ferait aisément d’un mémoire, dans l’ignoranceoù l’on serait de l’époque à laquelle il appartient.
Au reste, le Catalogue of scientificpapers publié par la Société Royale deLondres a donné à cet égard un exemple, qui peut être regardé commetraçant la règle à suivre. Tous ceux qui ont eu recours à ce Catalogue, ontapprécié la valeur de la date, jointe au titre d’un travail. Ceux au contrairequi ont eu l’occasion de faire des recherches dans le Repertoriurn de Reuss,se plaignent de l’absence de ce renseignement. C’est par la comparaison entreces deux bibliographies, c’est à l'usage de l’une et de l’autre, qu’on reconnaîtl’importance d’une juxtaposition constante des dates aux titres des travaux.Aussi n’avons-nous pas hésité à inscrire partout ce renseignement, commeun élément essentiel des références.
Seulement, nous n’avons pas cru devoir mettre cette date en vedette, nil’imprimer en caractères saillants. Il nous a paru d’autant moins nécessairede l’enlever de sa place naturelle, que les articles d’un même paragraphe sontrangés dans Tordre chronologique. Mais dans la table des auteurs, on l’amise en italiques, afin de la détacher de l’indication de la colonne à laquelleon renvoie, qui suit immédiatement.
REPRODUCTIONS, TRADUCTIONS, EXTRAITS
ET ANALYSES.
Les reproductions ou les traductions intégrales sont indiquées à la suitede la référence relative à l’original, laquelle est toujours en première ligne,et sont séparées les unes des autres par un simple trait (—). Les reproduc-tions par extraits et les analyses sont également distinguées les unes desautres par un trait (—) ; mais elles sont placées à la fin des références etséparées des reproductions complètes par un double trait (=).