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Première partie.
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ORDRE SUIVI DANS l’éVOLUTION INTELLECTUELLE.

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lincte '. Lagrange appelle Archimède , qui était du troisième siècle avantl’ère vulgaire, « le créateur de la Mécanique de l’antiquité 1 2 . » Les théoriesélémentaires de la statique et de l’hydrostatique ont composé les commen-cements de cette branche des connaissances humaines. Mais les développe-ments ont été tardifs. A la lin de l’époque arabe, Alhazen avait donné lathéorie des forces parallèles et étudié l’accélération de la chute des corps.Toutefois c’est seulement dans les « Principes de l’équilibre et du mouve-ment » de Simon Stévin 3 , antérieurs de quelques années au traité deMécanique de Galilée , qu’on trouve le plan incliné, la théorie des actionsobliques et une considération générale et systématique des forces. Il est doncconstant que si l’origine de la Mécanique est d’une certaine ancienneté, cettescience est pourtant principalement moderne.

L’Optique. — On peut en dire autant, avec plus de raison encore, d’unedernière branche des Mathématiques appliquées, l’Optique, qui n’avait pasmarché de pair avec l’Acoustique . Les Grecs discutaient pour savoir si,comme l’avaient dit Démocrite et Épicure , les rayons sortent des objets, oubien s’ils émanent de l’œil, comme le soutenait Hipparque , ou bien encores’ils partent des deux côtés à la fois pour se réunir en route, comme leprétendait Platon 4 . L’ouvrage que nous a laissé Ptolémée sur l’Optique netraite pour ainsi dire que de certains phénomènes de réfraction et montrecombien cette science, alors toute naissante, était bornée. Les faits n’ont pasété rattachés entre eux, de grandes lois n’ont pas été établies, avant, l’époquede Huygens, de Newton, de Snellius et de Descartes . Aussi, dans l’antiquité,l’Optique n’était-elle pas enseignée comme science distincte.

Les sept Arts Libéraux. — Le travail de constitution scientifique dontnous sommes redevables aux anciens s’arrêtait aux premières branches quenous venons de nommer. Au delà, il n’y avait plus qu’incertitude, désac-cord et systèmes qui se combattaient. Aussi ces premières connaissances,renfermant ce qu’on savait alors des Mathématiques pures et appliquées,avaient-elles reçu la qualification de sciences exactes. On ne pouvait mieuxexprimer qu’elles composaient un ensemble de notions positives, acceptéesdésormais sans conteste, ni mieux marquer en même temps l’absence de

1 Whewell , History of the inductive sciences, 1837; vol. Il, p. 39. — 2 Lagrange, Méca-

nique analytique; 2 e éd., 1811 ; t. I, p. 23. — 3 Parus en 1386. — 4 Plutarchus , De placitis

philosophorum; lib. iv, cap. 13.

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