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INTRODUCTION. - CHAPITRE III.
CHAPITRE III.
ÉPOQUE FABULEUSE (suite). — L’ASTRONOMIE FAMILIÈRE.
Lenteur des progrès de l’astronomie primitive. — La sphère et sa rotation. — Heuresmétriques. — Observation de l’heure par les étoiles. — Achèvement de la découvertedes planètes. — Institution du calendrier. — Calendriers lunaires. — Calendrierssolaires. — Calendriers luni-solaires. — Les fêtes séculaires. — Les pyramides.
Lenteur des progrès de l’astronomie primitive. — On trouvera que c’étaitpeu de chose, pour les premiers efforts d’une société, de reconnaître Vénus seule parmi les planètes, et de n’arriver à compter les lunes qu’en lesvoyant reparaître et les années par le retour des neiges ou des jours lesplus courts. Mais il ne faut pas perdre de vue la lenteur des progrèsaccomplis en toutes choses pendant l’âge de la pierre, et même pendant laplus grande partie de l’âge du hronze. Le mouvement intellectuel est unmouvement accéléré, dont nous ne devons pas juger l’époque de départd’après notre expérience du XIX e siècle.
Que l’homme, dans certaines conditions, peut rester pendant une immensedurée sans faire de progrès sensibles, est attesté par l’exemple d’une partiedes peuplades africaines. Déjà, dans l’antiquité, Hérodote faisait la remarqueque l’Ethiopie n’avait, pas changé depuis les plus anciens souvenirs del’histoire de l’Égypte '. Parlant de l’Afrique méridionale, « l’esprit humain,dit Livingstone, y est resté jusqu’aujourd’hui aussi immobile, au sujet desopérations physiques de l’univers, qu’il l’a été dans un certain temps enAngleterre. Aucune science ne s’est développée, et le nombre est bien petit desquestions qui sont jamais discutées, en dehors de celles qui se rattachentintimement aux besoins de l’estomac » Le môme voyageur ajoute 5 : Les