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Première partie.
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ÉPOQUE FABULEUSE.

l’astronomie FAMILIÈRE.

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mortiers, les pilons, les tamis des Makololos de nos jours sont tout semblablesà ceux que Wilkinson décrit parmi les outils des anciens Égyptiens. Lemétier à tisser vertical, la roue du potier, le fuseau et la quenouille à filer,la plupart des instruments de jardinage sont encore les mêmes dont leshommes de cette race se servaient il y a cinq mille ou six mille ans. Cail-liaud a mis dans tout son jour l’immobilité des usages en Afrique \ et cen’est là qu’un exemple particulier.

11 faut considérer d’ailleurs qu’un grand moyen manquait .-c’était l’écriture.L’enseignement par tradition orale était nécessairement limité et sujet às’altérer. L’écriture, cette parole qui ne cesse pas, phôiièn apeiron de Platon ,était seule capable d’assurer l’immortalité des découvertes. On peut mêmevoir que l’essor des connaissances, et celui de l’astronomie en particulier,était lié au progrès du système d’écriture auquel on était arrivé. Aucunpeuple absolument ignorant de l’art d’écrire n’avait sensiblement dépassél’astronomie primitive. Les habitants les plus intelligents de l’Océanie, quiavaient fait un premier pas au delà, commençaient à tenir mémoire des faitsà l’aide de certains signes. Les Incas , qui observaient les solstices et lespassages du Soleil au zénit, avaient leurs quipos ou cordons mnémoniques,qui formaient presque des livres. Les Aztèques en étaient, comme les Chinoiset les Japonais, à l’écriture hiéroglyphique.

Cette écriture était celle de l’ancienne Égypte et de la Chaldée. Mais,dans ces contrées, elle fut peu à peu mêlée de signes phonétiques expri-mant d’abord des syllabes et plus tard des articulations ou véritables lettresde l’alphabet. Les Phéniciens en firent un procédé exclusivement phonétique,et dès ce moment la transmission de la pensée devint possible dans tous sesdétails. Il est remarquable que le Japon , qui était arrivé au syllabisme, s’esttrouvé beaucoup plus apte au progrès que sa voisine la Chine , qui étaitdemeurée aux purs hiéroglyphes de l’antiquité.

L’art d’écrire, dans les commencements de sa découverte, n’était pas mêmed’un usage répandu. Les anciens Grecs l’avaient reçu des Phéniciens, maisil n’a laissé parmi eux que bien peu de traces de ces premiers temps. On n’apas retrouvé, en Grèce , d’inscriptions antérieures à la quarantième olympiade,à la fin du — VII e siècle. Homère ne parle pas une seule fois d’écriture.

1 Cailliaud, Recherches sur les arts et métiers, les usages de la vie civile et domestiquedes anciens peuples de l’Égypte, de la Nubie et de l’Éthiopie , 1831 ; avec de nombreusesplanches coloriées représentant les outils et les opérations des premiers arts. —■ 2 Avantle — X e siècle.