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Première partie.
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ÉPOQUE FABULEUSE.-l’aSTRONOMIE FAMILIÈRE.

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marqué L Tout continue à se reproduire, comme on le voyait il y a cinq milleans; et de nos jours, comme du temps des Pharaons , l’impôt n’est encore misen recouvrement qu’après que le Nil est arrivé à la 16 e coudée, limite qu’ila toujours dû atteindre avant qu’on pût espérer une récolte complète.

Les mois égyptiens étaient de 30 jours, partagés en 3 décades; 5 épago-mènes portaient l’année à 365 jours, ce qui était un peu trop court. C’estl’année qu’on a nommée vague, parce qu’elle n’était pas suffisante pourmaintenir à une place invariable dans le calendrier les phénomènes du ciel.Les Égyptiens n’avaient pu manquer de reconnaître très anciennement queleurs fêtes théo-astronomiques, qu’ils fixaient directement d’après les astres,se déplaçaient avec le cours des ans. Le lever héliaque de Sirius ou Sothis,dont la réapparition le matin était le signal de l’inondation, avait été, depuisune haute antiquité, le régulateur de leurs travaux. Au — XXXIII e siècle, celever héliaque arrivait au premier de l’an, et les mois s’accordaient avec lesphénomènes naturels qui avaient servi à les dénommer. Telle fut probable-ment l’époque où l’année vague a été établie 1 2 .

Mais 365 jours étant une durée un peu plus courte que la révolution duSoleil, le lever héliaque de Sirius reculait dans le calendrier par la suite dutemps. Il finissait par tomber dans des mois opposés, pour revenir enfinà son point de départ. La plupart des auteurs, supposant l’année de365 j jours, disent qu’au bout de 1461 années vagues, correspondant à1460 années juliennes, les phénomènes célestes reprenaient leur place primi-tive. Mais comme l’année est réellement un peu moindre que 365 ~ jours,c’est 1505 ans juliens qu’il faut prendre. Le lever héliaque de Sirius estrevenu au commencement ou premier jour de l’année vagué égyptienne,en — 3284-, en — 1779, en — 274 et en + 1231; mais à la dernière deces dates l’année vague n’était plus en usage. En l’an — 24, l’année alexan-drine de 365 f jours, appelée année fixe, avait été adoptée en Égypte .

Le retour de 15 en 15 siècles de la concordance des saisons avec les moisformait une longue période, qui marquait pour ainsi dire les étapes de l’his-toire. Celte période avait pour symbole l’oiseau vennou, le vanneau, que lesGrecs nommèrent le phénix, qui était, en même temps l’image du cycle de lavie humaine. Une des vignettes du Rituel funéraire ou Livre des morts, quel’on mettait dans les sarcophages, représente la momie couchée sur un litfunèbre, et l’épervier à tète humaine, qui symbolise l’âme, volant vers elle,

1 Girard, dans la Description de l’Egypte, État moderne, t. II, 1843, p. 491. — 2 Lepsius ,Chronologie der Ægypter, vol. I, 1849, p. 190-193 ; J. B. Biot, dans Journal des Savants ,

1837, p. 361.

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