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Première partie.
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INTRODUCTION.

CHAPITRE III.

et lui apportant la croix ansée, emblème de la vie, le T surmonté d’un O ouanneau.

Mais en même temps que les saisons se déplaçaient sans cesse dans lecalendrier, la précession déplaçait, bien qu’avec une vitesse moindre, le leverhéliaque de Sirius. Un écart d’une grande lenteur se produisait, entre lesolstice et le lever de l’étoile qui autrefois servait de héraut à la crue du Nil .Le scoliaste d’Aratus dit que de son temps 1 le solstice d’été devançait déjàde 27 jours le lever de Sirius dans le crépuscule du matin. Aujourd’hui il ledevance de 73. Sur le monument de Mèdineh Tabou est gravé un grandcalendrier des fctes religieuses, appartenant au règne de Ramsès III . D’aprèsle jour de l’année vague auquel la fête de Sothis et par conséquent le leverhéliaque de Sirius s’y trouvent placés, on a pu rétablir la date correspon-dante, — 1299 2 .

Il y avait peut-être un sens astronomique à l’immense construction dulabyrinthe, qui a laissé des ruines gigantesques, et qu’on a quelquefoisdésignée comme un calendrier monumental. Bâti vers l’an — 3000, ceprodigieux édifice, dont les murs étaient magnifiquement ornés de sculptureset couverts de figures des constellations, renfermait douze cours, six du côtédu nord et six du côté du midi, toutes comprises dans une enceinte com-mune. On y comptait trois mille chambres, moitié sous terre, moitié au-dessus.Une certaine série d’appartements était, dit-on, destinée à représenter, parautant de salles particulières, chacun des 36o jours de l’année. Nous retrou-verons tout à l’heure à la Chine un monument qui n’est pas sans analogieavec le labyrinthe égyptien 5 .

Après le calendrier de l’Égypte , le plus ancien calendrier solaire étaitapparemment celui des Accadiens. Il conserve des traces d’une époque oùl’on hésitait entre l’étalon de la Lune et celui du Soleil. L’année s’y composait,en effet, de douze mois de 30 jours, comme les mois égyptiens, mais sansépagomènes. Elle était donc sensiblement trop courte. Toutefois on rétablis-sait l’équilibre d’une autre manière : tous les six ans on ajoutait un trei-zième mois. Ce système donnait une année de 366 jours, moins exacte encoreque celle d’Égypte . On y trouvait cependant un avantage : celui de rentrerdans la numération duodécimale, si caractéristique de l’ancienne Mésopo-tamie . On formait des périodes de 12, puis de 120 ans. Ce dernier intervalle

l Probablement -+- IV e siècle. — 2 J. B. Biot, dans Mémoires de l’Académie des sciences

de l’Institut de France , t. XXIV, 1851, p. 311. — 3 Plus loin, présent chapitre, calendriers

luni-solaires.