ÉPOQUE FABULEUSE.
l’astronomie FAMILIÈRE.
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354 jours pour l’année commune. Tous les cinq ans on ajoutait deux lunai-sons de 30 jours. On avait ainsi une période quinquennale trop longuede 3 | jours, qui déplaçait les saisons d’une manière rapide. Le solstice d’étéétait situé, dit le Jyotisha du Rig-vêda, à « Cancri, d’où l’on conclurait pourla date à laquelle ce calendrier a été institué, l’an — Il 22 environ. A celteépoque, les Égyptiens et les Chinois avaient des calendriers beaucoup moinsimparfaits.
Chez les Hindoux modernes, le calendrier luni-solaire se fonde sur lesmouvements vrais des deux astres régulateurs. La période de 19 ans finitavec la dernière conjonction moyenne et on la suppose de 6 939 j , 687 051.Les noms des mois sont pris d’autant de stations du zodiaque lunaire. Cesmois sont définis par l’entrée du Soleil vrai dans chacune des clodécatémo-riesj on néglige seulement les fractions de jour. Les lunaisons vraies seplacent dans ces mois, prenant le nom de celui où tombe la néoménie. S’ily a deux nouvelles Lunes, la seconde est surnuméraire et donne lieu à inter-calation ’. C’est presque le principe du calendrier chinois réformé par lesmissionnaires. Si, dans ce dernier, nous employons la Lune et le Soleil vrais,au lieu de la Lune et du Soleil moyens, les entrées dans les dodécatémoriesainsi que les néoménies rempliront les offices correspondants.
Dans le Nouveau Monde, il n’y avait qu’un calendrier luni-solaire, mais ilétait intéressant à cause de son caractère absolument original. C’était celuides Muyzcas du plateau de Bogota . Ce peuple formait des périodes de vingtmois lunaires, dont chacun était composé, soit exactement, soit à un jourprès, de 10 semaines de 3 jours. Vingt de ces années formaient le sièclecivil, qui n’avait pas de rapport simple avec les retours du Soleil. Mais lesMuyzcas avaient, en outre, pour les usages de l’agriculture, et par conséquentpour restituer la périodicité des saisons, une année de 37 lunaisons, qui aubout de 3 ans tropiques ramenait à 3 jours près les mêmes dates au mêmepoint du cours du Soleil. On voit que le procédé était encore imparfait etque la combinaison des deux étalons n’était établie que d’une manière gros-sière. 11 n’y en avait pas moins un acheminement. Tout ce calendrier avaitd’ailleurs un caractère sut generis : il se distinguait à la fois de celui desIncas , qui n’avait pas même abordé le problème de la concordance des deuxespèces d’années, et de celui des Aztèques entièrement basé sur le cours duSoleil. Enfin, tandis que ce dernier était représenté sur une roue, le calen-drier muyzca s’inscrivait dans un tableau pentagonal i 2 .
i Prinsep, Useful tables, part, n, 1836, p. 19, 23. — 2 Bollaert, dans Memoirs read before
the Anthropological Society of London, vol. 1,1865, p. 245-248, 274.