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INTRODUCTION.
CHAPITRE IV.
chant, semblait entraîner Rigel sous l’horizon, mais tout le reste est purementfantastique.
Pour ceux qui expliquent la sphère par des épopées mythologiques, lelever d’un astre est sa naissance et son coucher est sa mort. Cette image apu être appliquée quelquefois. Orient vient de oriri, naître, et Occident deoccidere, tuer ou faire mourir. On a pu dire que le Scorpion, qui se lèveau moment où Orion se couche, fait périr ce géant. C’est l’expression aprèsle fait. Mais peut-on penser que les emblèmes du Scorpion et d’Orion aientété placés où ils se trouvent, afin que le premier tue le second? Si l’onprend en considération le nombre et la complication des légendes auxquellesil eût fallu satisfaire, légendes souvent multiples pour un même personnage,on sera tenté de répondre négativement.
Nous avons vu d’ailleurs, dans les temps modernes, toute une partie dela sphère, que les anciens n’avaient pas connue, se peupler d’astérismesentièrement neufs. Le travail était à faire sur une table rase. A-t-il été faitsystématiquement et dans un esprit d’allégorie scientifique? En aucunefaçon : les noms ont été jetés au hasard sur les groupes. Ni les premiersnavigateurs espagnols et hollandais, ni La Caille qui a complété leur œuvren’ont eu un moment la pensée de chercher des allégories. Ils ont choisi lesnoms d’objets arbitraires, sous lesquels il n’y a pas d’arrière-pensée, ni riende mythologique ou de légendaire.
Quelle raison avons-nous de croire qu’à part quelques allusions transpa-rentes, fort simples et fort naturellement amenées, il en ait été différemmentautrefois? Pourquoi les premiers auteurs de la sphère auraient-ils agi pardes motifs plus profonds et introduit dans leurs conceptions des allusionsplus cachées? Avait-on cherché des allégories lorsqu’on s’était figuré desobjets divers dans le disque de la Lune ? Et les figures placées au ciel étoilén’ont-elles pas la plus grande analogie de caractère avec celles qu’on mettaitdans notre satellite? Il nous semble donc qu’il faut voir avant tout, dans lasphère imagée, une simple nomenclature artificielle et figurative, résultat dutravail successif mais nullement systématique de vingt ou trente générationsde spectateurs.
Le zodiaque solaire. — Entre toutes les figures des constellations, les plusimportantes étaient celles qui se rattachaient aux dodécatémories et quiservaient à définir le lieu du Soleil. Il est reconnu aujourd’hui que la pre-mière division du zodiaque en douze signes appartient aux Accadiens. Saycefait remonter cette-division, dans les plaines de la Mésopotamie , au — XX e