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INTRODUCTION.
CHAPITRE IV.
le citer ’. Les traités qui nous restent d’Àutolycus montrent qu’à cette époqueles dodécatémories étaient devenues d’un usage constant. Dans le zodiaquegrec le Scorpion occupait deux signes, comme il le faisait chez les Àccadiens;il étendait ses serres, chêlai, dans l’espace attribué aujourd’hui à la Balance.Celle-ci ne fut créée, comme constellation, qu’au commencement du —11 e siècle,et ne figure pas dans les textes qui nous restent avant ceux de Geminus et deVarron 2 . Ptolémée lui-même, bien que fort postérieur, se sert encore dansson catalogue des chêlai du Scorpion, et c’est seulement dans sa table d’ascen-sion qu’il emploie la Balance.
Ce que nous disions tout à l’heure de l’absence d’intentions cachées etmythiques dans les dénominations des constellations, nous paraît égalements’appliquer aux noms et symboles des dodécatémories. On a cru y découvrirtantôt le tableau des opérations de l’agriculture 3 , tantôt le panthéon desdivinités égyptiennes 4 * , tantôt encore la série des travaux d’ilercule ou deThésée s . Le peu d’évidence de ces interprétations et leur discordance mêmeles rendent douteuses. Des conceptions moins savantes et plus arbitrairesont probablement régné, ici comme ailleurs, dans les premières dénomina-tions. Un petit nombre de symboles avaient peut-être une signification. LeCancer pouvait peindre la rétrogradation du Soleil et la Balance l’égalitédes jours et des nuits 6 . Mais au delà de ces analogies en quelque sorte trans-parentes, il nous paraîtrait téméraire de s’aventurer.
Les changements apportés au zodiaque par différents peuples, en sel’appropriant, montrent même qu’il n’y avait pas, dans les symboles, d’idéesystématique à conserver. Ainsi en Égypte , dans le calendrier du tombeaude Rhamsès VI, du ■—XIII e siècle, les signes zodiacaux sont visiblement uneimportation des dodécatémories chaldéennes, mais avec des altérations quiavaient pour but d’éviter les doubles symboles. On a substitué une figure àune autre, lorsque cette figure désignait déjà une chose différente dans le cielégyptien. C’est ainsi que les astronomes de Thèbes ne pouvaient pas donnerau cinquième signe l’emblème d’un lion, puisqu’ils avaient antérieurementune constellation égyptienne du lion, qui était toute différente de celle de laChaldée.
t Aristoteles, Meteorologica, lib. i, cap. 6, 8. — 2 Letronne, dans Journal des savants ,
1839, p. 531-333. — 3 Wm. Warburton, The divine légation of Moses, vol. I, 1737. —
4 S. Schmidt, dans Excerpta tolius italicae necnon helveticae litteraturae, année 1760. —
s Dupuis, Origine de tous les cultes, édit. 1793 [an lit], t. I, p. 317, 434. — G Macrobius,
Saturnalia, lib. i, cap. 17, 21. — 7 Virgilius. Georgica, lib. i, v. 208; Manilius , Astrono-micon, lib. n, v. 242.